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Un numéro un peu particulier, cette fois-ci, de la série "Un Oeil Sur..." : on ne va pas parler d'un réalisateur et de sa filmographie, mais d'un acteur ! Et pas de sa filmographie en entier, sinon on ne s'en sort plus, mais d'une période en particulier : de 1963 à 1983 (date de son décès), soit les 20 dernières années de sa vie et de sa carrière, et la période au cours de laquelle il est devenu célèbre. Je veux bien entendu parler de Louis De Funès, immense acteur comique français. Né en 1914 (il est donc décédé à l'âge de 68 ans, vraiment pas vieux), cet acteur s'appelait en réalisé Louis Germain David de Funès de Galarza et était d'origine espagnole (un père issu d'une famille noble castillane ruinée, une mère originaire de la bourgeoisie. Ses deux parents étaient plutôt du genre fantasques, on comprend aisément où le sens du comique et de la comédie en général est venu à De Funès. Il entre au Cours Simon en 1942, et joue un peu de piano dans des clubs, donnant aussi des leçons individuelles, pour gagner sa vie. Au début des années 50, il est pianiste et comédien dans une troupe d'acteurs, et va, lentement mais sûrement, se faire révéler par de petits rôles, rejoignant en 1952 la fameuse troupe des Branquignols de Robert Dhéry et Colette Brosset, jouant dans leurs films (Ah ! Les Belles Bacchantes). De Funès va enchaîner les petits rôles, parfois très remarqués (Jambier l'épicier dans La Traversée De Paris en 1955), va jouer le rôle principal dans de petites comédies sans prétention (Ni Vu Ni Connu, La Vendetta...), joue aussi au théâtre (Oscar en 1959) avant d'exploser littéralement en 1963. 

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En 1963, en effet, outre dans le sympathique Carambolages de Marcel Bluwal (où il campe un chef d'entreprise énervé et strict qui va se faire supprimer par un employé aux dents longues), il joue dans Pouic Pouic, réalisé par Jean Girault, un film basé sur une pièce de théâtre de 1952 dans laquelle joua De Funès (dans le rôle du valet, ici joué par Christian Marin). Aussi interprété par Jacqueline Maillan, Mireille Darc, Roger Dumas, Daniel Ceccaldi et donc Christian Marin, le film raconte l'histoire d'une femme qui, pour faire plaisir à son mari, lui offre en cadeau une concession pétrolière en Amérique. Mais elle a acheté cette concession à un escroc, et il faut maintenant se débarrasser du cadeau empoisonné... Le titre du film est aussi celui d'un coq, qui traverse tout le film. Une comédie sans prétention, vraiment pas parmi ce que l'acteur a fait de mieux, mais ce film a cependant eu le mérite de lancer sa carrière. L'année suivante, en 1964 donc, De Funès retrouve Jean Girault (entre le réalisateur et l'acteur, une grande complicité, et un paquet de films ; Girault est mort en 1982 durant le tournage du dernier film que fera l'acteur, qui est, lui, mort peu après sa sortie) pour Faites Sauter La Banque !, premier des cinq films que l'acteur a fait cette année-là. L'histoire un commerçant en articles de chasset et pêche qui,  la suite d'un conseil de son banquier qui s'est révélé foireux, est ruiné. La banque se trouvant juste en face de son commerce, il décide, embarquant sa famille dans l'affaire, de creuser un trou, de sa cave à la banque, pour y effectuer un casse et récupérer son argent. On trouve aussi Jean-Pierre Marielle, Catherine Demongeot, Georges Wilson, Yvonne Clech et Michel Tureau (ainsi que, dans des petits rôles, Claude Piéplu, Jean Lefebvre, Dominique Zardi et Henri Attal, Guy Grosso (mais pas son acolyte Michel Modo). Ca se laisse regarder sans problème, tout en étant franchement mineur. Le film, comme Pouic Pouic, fut colorisé dans les années 90.

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Toujours en 1964, Louis De Funès tourne aussi dans deux comédies sans grand intérêt. D'abord Des Pissenlits Par La Racine, réalisé par Georges Lautner (d'après un roman), un film interprété par Michel Serrault, Mireille Darc, Maurice Biraud, Francis Blanche Ventantino Ventantini et Darry Cowl. Deux truands sans envergure sortent de prison et l'un d'entre eux va chercher à tuer un autre truand, qui courtise la même femme que lui. Mais c'est le rival amoureux (joué par De Funès) qui le tue et doit se débarrasser de l'encombrant cadavre. Pour celà, il le cache dans l'étui à contrebasse de son musicien de cousin. Parallèlement, l'autre truand, qui avait joué au tiercé, découvre qu'il a gagné, mais le ticket gagnant est dans la veste du macchabée... Beaucoup d'acteurs connus en seconds rôles (Grosso, Yves Barsacq, Philippe Castelli, Hubert Deschamps...) dans cette comédie vieillotte. Mais c'est tout de même meilleur que Une Souris Chez Les Hommes, qui sera renommé Un Drôle De Caïd, réalisé par Jacques Poitrenaud et interprété aussi par Dany Saval, Maurice Biraud et Robert Manuel. L'histoire de deux cambrioleurs ratés obligés de collaborer avec une jeune femme les ayant surpris en pleine action, afin de monnayer son silence... Renommé par la suite (avec une autre affiche, on peut voir les deux côte à côte ci-dessus) afin de miser sur la popularité de l'acteur, ce film n'est vraiment pas terrible. C'est le dernier film en noir & blanc avec l'acteur (si on met de côté un sketch du film Les Bons Vivants de Georges Lautner et Gilles Grangier, en 1965, que je n'aborde pas dans l'article).

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Pour finir avec 1964, les deux films qui ont vraiment fait exploser la carrière de l'acteur. Deux films qui sont les premiers volets de deux sagas très populaires. D'abord, réalisé par Jean Girault, Le Gendarme De Saint-Tropez, comédie populaire au succès monumental interprétée aussi par Michel Galabru, Jean Lefebvre, Christian Marin, Guy Grosso, Michel Modo, Geneviève Grad, France Rumilly et Patrice Laffont (oui, l'animateur). Un gendarme énervé et rempli de zèle est muté, avec un grade supérieur, à Saint-Tropez, dans le Var, où il entend bien faire régner l'ordre public. Mais ses nouveaux subordonnés sont vraiment dans la torpeur agréable locale, et il convient de redresser tout ça. Ce n'est ni le meilleur film de l'acteur, ni le meilleur de la série (qui comptera cinq autres volets), ni le pire et de l'acteur, et de la série, mais c'est aussi culte et drôle que parfaitement regardable, même si les nombreuses rediffusions entraînent souvent, désormais, une profonde lassitude. Enfin, le dernier film de cette importante année, c'est Fantomas, réalisé par André Hunebelle, avec Jean Marais, Mylène Demongeot, Jacques Dynam et Robert Dalban. Comédie policière inspirée de l'oeuvre de Souvestre et Allain, le film montre un Fufu moins excité que de coutume (tout en étant assez remuant), et se base surtout sur le personnage joué par Marais. Les personnages, en fait, car si les deux personnages sont totalement différents dans l'histoire, Marais joue Fantomas (avec la voix de Raymond Pellegrin) en plus de jouer le brave journaliste Fandor (dont le nom n'apparaît nulle part dans le film. L'histoire ? Un criminel insaisissable, amateur de déguisements, Fantomas, sème la terreur. Alors que le commissaire Juve trépigne de ne pas pouvoir l'arrêter, un journaliste et sa copine photographe vont essayer de la piéger, mais le piège va se refermer sur eux. Un film vraiment réussi, qui sera un succès monumental.

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1964 était une bonne année, 1965 sera une grande année : trois films (plus une apparition dans le film à sketches de Grangier et Lautner cité plus haut) qui seront, tous, d'immenses succès. D'abord, le plus important de ces trois films : Le Corniaud, réalisé par Gérard Oury, une comédie immensément populaire, énorme succès, qui reste encore aujourd'hui un des films les plus appréciés et connus de l'acteur. Il y partage la vedette avec Bourvil (qui est en fait le personnage et acteur principal, il est plus important dans dans le film que De Funès, qui apparaît moins souvent), et on y trouve aussi Venantino Venantini, Henri Génès, Grosso et Modo, Beba Loncar et Alida Chelli. L'histoire ? Un pauvre con sympathique mais pas très futé, Antoine, accepte, en dédommagement suite à un accident de voiture spectaculaire causé par un truand, Saroyan, de convoyer une Cadillac de Naples à Bordeaux, tous frais payés. Mais Saroyan a caché, dans la voiture, divers produits illégaux : drogue, diamants et autres pierres précieuses. Saroyan va, discrètement, suivre sa "mule" afin de s'assurer qu'il accomplira sa mission apparemment banale en toute sécurité, une bande rivale de celle de Saroyan convoitant en effet la marchandise. Le voyage ne sera pas de tout repos... Une comédie culte, remplie de scènes hilarantes (la douche, le garage, l'accident de voiture inaugural, qui reste dans toutes les mémoires), brillamment interprétée. Les deux acteurs apprécieront tellement de jouer ensemble qu'ils referont un film à deux vedettes, toujours réalisé par Oury, l'année suivante, comme on le sait. 

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Pour finir avec 1965, deux suites à deux succès de 1964. On a tout d'abord Le Gendarme A New York, réalisé par  Jean Girault, dans lequel on retrouve tous les acteurs du premier volet (Galabru, Lefebvre, Grosso et Modo, Marin, Geneviève Grad, France Rumilly qui est hilarante en bonne soeur folle du volant) une comédie qui est probablement mon préféré de la saga avec le quatrième volet, et dans lequel la brigade de gendarmerie de Saint-Tropez est sélectionnée pour représenter la gendarmerie française au cours d'un congrès international à New York. L'occasion de prendre le bateau "Le France" (le film, tourné en petite partie à bord, est ainsi, quelque part, un document sur ce magnifique bateau transatlantique qui sera par la suite vendu et démantelé, occasionnant l'ire, via une chanson célèbre, de Sardou...), de visiter la Grosse Pomme. Le problème ? La fille de Cruchot, malgré son refus de l'emmener, a embarqué en passagère clandestine et va, ensuite, errer dans la ville de New York, au grand désespoir de son père qui craint pour son autorité (il n'a pas réussi à empêcher sa fille de venir, comment pourrait-il gérer ses subordonnés ?). Une comédie amusante, vieillotte certes, et le passage en hommage à West Side Story est franchement longuet et embarrassant, mais j'aime vraiment beaucoup ce film. Puis on a Fantomas Se Déchaîne, deuxième volet, réalisé par André Hunebelle, de la trilogie mettant en scène le criminel masqué. On retrouve la distribution principale du premier volet (Marais, qui joue aussi le rôle de Fantomas et ses diverses apparitions déguisées ; Demongeot ; Dynam ; Dalban). Drôle et inventif, ce deuxième volet, dans lequel Fantomas tente d'enlever un scientifique novateur afin d'utiliser l'invention sur laquelle il travaille (un rayon télépathique) au cours d'un congrès scientifique international en Italie, et les diverses opérations de Fandor et de Juve pour l'en empêcher, est un bon cru. Premier des six films dans lesquels Olivier, un des enfants de De Funès, joue (souvent, il jouait le rôle de son fils, ou d'un membre de sa famille, mais pas ici), c'est un film un peu prise de tête parfois : Marais joue à la fois le rôle de Fandor, celui de Fantomas (il est vocalement doublé) et celui du professeur Lefèbvre, que Fantomas veut enlever. Il joue aussi Fandor avec un masque de Lefèbvre, et Fantomas avec un masque de Lefèbvre ! Difficile, parfois, de s'y retrouver... Mais c'est une très bonne comédie policière, remplie de gags.A noter qu'à la base, De Funès, qui prend clairement l'ascendant sur Marais dans le film, ne devait pas, à la base, jouer dans le film, mais sa popularité fit le contraire !

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En 1966, seulement deux films. Le premier d'entre eux, Le Grand Restaurant, réalisé par Jacques Besnard, est un film très mineur sur les mésaventures du patron d'un grand restaurant parisien accueillant des hommes d'Etat et célébrités. Un jour, dans son restaurant, le président d'un pays d'Amérique du Sud est enlevé, et la police va le suspecter. Il va alors se lancer sur la trace des ravisseurs, pour prouver son innocence. Le film est aussi interprété par Bernard Blier, Folco Lulli (un acteur italien pour jouer un sud-américain...), Olivier De Funès, Venantino Venantini, Paul Préboist, Noël Roquevert. Une scène est absolument gigantesque : celle du jeu d'ombres, au début du film, où, le temps de donner à un client allemand, et en allemand dans le texte, une recette de cuisine, De Funès, par le miracle d'un jeu d'ombres et de son positionnement face au mur, se transforme en Hitler. Apparaissant quasiment au tout début du film, cette scène est géniale. Malheureusement, dans l'ensemble, le film est vraiment médiocre... Heureusement, l'autre film sorti en 1966 est, lui, immense : La Grande Vadrouille, de Gérard Oury, pour lequel Fufu retrouve Bourvil. Interprété aussi par Terry-Thomas, Marie Dubois, Mike Marshall, Colette Brosset, Andréa Prisy, Claudio Brook et Benno Sterzenbach, le film sera pendant des années le plus gros succès du cinéma français, il sera par la suite battu par Bienvenue Chez Les Ch'tis et Intouchables, mais il faudra 40 ans pour y arriver ! Je ne vais pas vous faire l'affront de vous rappeler de quoi parle ce film génial (qui est de plus en plus drôle au fur et à mesure qu'il se déroule : la deuxième partie de cette longue comédie de deux heures est en effet plus drôle que la première), car je pense que tout le monde l'a vu plusieurs fois. Culte. 

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On arrive à 1967 : en cette année, Louis De Funès tourne dans trois films. Le premier d'entre eux est Fantomas Contre Scotland Yard, troisième et dernier (un quatrième, qui se serait appelé Fantomas A Moscou, fut un temps envisagé, mais Marais refusera de jouer dedans) volet de la saga, toujours réalisé par André Hunebelle et interprété par Marais, Dynam, Mylène Demongeot et Dalban. On y trouve aussi Jean-Roger Caussimon, Françoise Christophe, Henri Serre et Max Montavon. C'est mon préféré de la trilogie mais, aussi, le moins fort. Clairement, Fufu a pris le pouvoir, c'est un festival, et le personnage oué par Marais devient la portion congrue (Marais en était d'ailleurs très dépité, et n'apprécia pas vraiment de jouer ces films avec De Funès, qui l'énervait et lui piquait la vedette). Fantomas revient et menace un lord écossais en lui imposant une taxe sur le droit de vivre (il fait de même avec diverses personnalités richissimes). Juve, apprenant ça, s'élance en Ecosse, embarquant le journaliste Fandor, afin de lui tendre un piège. L'Ecosse, terre des fantômes... Mais l'essentiel du film a été tourné en France (des plans ont été faits en Ecosse, mais aucun acteur n'y a été pour le film), notamment dans la forêt de Fontainebleau pour la séquence de la chasse à courre. Le film est drôle, délirant même, et si son scénario est bancal, Fufu y est en grande forme. Comme dans Les Grandes Vacances, réalisé par Jean Girault, qui remporta le Ticket d'Or (une récompense éphémère décernée par les spectateurs), et dans lequel on retrouve son fils Olivier, ainsi que Ferdie Mayne, Maurice Risch, Claude Gensac (qui joue, pour la première fois, la femme de De Funès), Martine Kelly et Jacques Dynam. Le directeur d'un lycée pour familles aisées refuse que son fils, qui a foiré ses études, fasse une croisière en voilier, sur la Seine, avec ses amis durant les vacances, et il lui impose de partir en Angleterre, dans la famille d'un distilleur de whiskey (en échange, il reçoit chez lui la fille du distilleur). Son fils envoie un pote à sa place. Rien ne va se passer comme prévu... C'est drôle, pas forcément génial (une comédie populaire qui a vieilli et comme on en trouvait pas mal à l'époque), mais j'aime beaucoup ce film.

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1967 s'arrête avec Oscar, adaptation de la pièce de théâtre du même nom dans laquelle, je l'ai dit tout en haut de l'article, joua De Funès (il la refera sur scène en 1971/72). Ce film, réalisé par Edouard Molinaro, sera pendant des années, à partir de la fin des années 80 jusqu'à la fin des années 90, introuvable : Sylvester Stallone en acheta les droits pour en faire un remake (en 1991 : L'Embrouille Est Dans Le Sac, qui sera un bide monumental) et donc, les droits ayant été cédés, il faudra attendre de les récupérer pour revoir le film à la TV. Le film est interprété par Claude Rich, Mario David, Claude Gensac, Paul Préboist, et raconte les déboires d'un patron de société immobilière, Barnier, qui reçoit, un beau matin, la visite de son comptable qui lui demande de l'augmenter. Il s'apprête en effet à demander la main d'un jeune fille à son père et veut faire meilleure impression, or son salaire est assez mince. Mais la jeune fille en question n'est autre que la propre fille de Barnier...et ce n'est que le début d'une série de rebondissements. On sent bien que c'est une pièce de théâtre à la base : quasiment un seul décor, des rebondissements à la pelle, portes qui claquent, etc, et une réalisation statique et une durée rikiki de 80 minutes. Oscar est une bonne comédie, pas un grand cru, mais De Funès, le temps de quelques scènes imparables, y est en grande forme. On arrive en 1968, année où trois films seront à l'affiche avec De Funès. D'abord, Le Petit Baigneur, réalisé par Robert Dhéry, et dans lequel on retrouve la troupe des Branquignols dont fit partie De Funès dans les années 50. Le film est interprété par Dhéry, Colette Brosset, Jacques Legras, Andréa Parisy, Michel Galabru, Franco Fabrizi, Pierre Tornade, Henri Génès, Robert Rollis, Pierre Dac, Gérard Calvi... L'histoire d'un armateur (constructeur de bateaux) qui, après avoir viré avec perte et fracas un de ses ingénieurs parce que son bateau a, au cours de son inauguration, eu la coque transpercée par la bouteille de champagne, va devoir le réembaucher séance tenante : un autre de ses bateaux, le "Petit Baigneur", vient de remporter une régate en Italie, et on commence à s'arracher les droits d'acquisition du modèle. Il va falloir entreprendre une opération reconquête... Le film est hilarant, inventif, délirant même (tous les Castagnier sont roux, leur nom même est une allusion à la couleur châtain), c'est un festival de gags souvent nonsensiques (la flaque d'eau qui, avec De Funès, se transforme en piscine dans laquelle il plonge entièrement), c'est un de mes préférés de l'acteur, une de ses meilleures comédies aussi, je pense. Il ne recollaborera plus avec les Branquignols. 

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Deuxième film de 1968, et aussi un de mes préférés, Le Tatoué. Réalisé par Denys De La Patellière, ce film n'a pas dû être un excellent souvenir pour l'acteur, qui partage la vedette avec Jean Gabin pour la dernière fois (et ça faisait longtemps qu'ils n'avaient pas joué ensemble, depuis avant 1963). Le film a été fait par un réalisateur avec qui Gabin avait ses habitudes, mais pas De Funès. L'équipe technique était connue de Gabin, mais pas de lui. Fufu s'est probablement senti un peu seul durant le tournage de ce film, dans lequel on trouve aussi Paul Mercey, Dominique Davray, Pierre Tornade, Yves Barsacq et Patrick Préjean. L'histoire d'un marchand d'art, Mézeray, qui fait la rencontre fortuite d'un vieux légionnaire à la retraite bougon, irascible même, Legrain, qui se trouve avoir, tatoué dans le dos, un authentique dessin de Modigliani, que l'artiste lui fit, un soir de 1919. Mézeray va tout faire pour lui acheter le tatouage, s'engageant même auprès de Legrain pour lui retaper entièrement sa modeste maison de campagne...qui s'avère être, en fait, un château, Legrain étant en réalité un noble désargenté, comte de Montignac (dans le Périgord), et son château est dans un état de délabrement total. Mais une promesse est une promesse : le tatouage contre la rénovation totale du château. Le film n'est pas le meilleur de l'acteur, et Gabin en fait trop. Les deux acteurs n'ont, de plus, guère de complicité et ça se ressent. Mais des séquences vraiment drôles et une ambiance un peu surannée en fait un film que j'aime beaucoup. Mineur, mais sympa. 1968 se termine avec Le Gendarme Se Marie, réalisé par Jean Girault, troisième opus de la saga. Claude Gensac y fait sa première apparition, et Geneviève Grad, sa dernière. Pas mon préféré de la saga, il est cependant drôle (j'adore la section concernant le concours pour devenir adjudant-chef, où participent De Funès et Galabru) et a été tourné alors que la France était touchée par les évênements de Mai 68. On retrouve dans ce film la distribution habituelle pour les rôles principaux, ainsi que Mario David et divers acteurs de second plan habituels, comme Yves Barsacq et Dominique Davray. Ainsi que Nicole Garcia, future réalisatrice/actrice bien connue. Un volet sympa, un peu mineur mais pas le pire non plus. 

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1969 sera une année maigre : un seul film de tourné. Mais il s'agit d'un de ses meilleurs films, Hibernatus, adaptation d'une pièce de théâtre (ce qui se ressent : courte durée, peu de décors, rebondissements...), réalisé par Edouard Molinaro. Le film est aussi interprété par Bernard Alane, Olivier De Funès, Michael Lonsdale (crédité Michel Lonsdale), Claude Gensac, Yves Vincent, Paul Préboist, Martine Kelly, Annick Alane (mère de Bernard Alane), Claude Piéplu, Jacques Legras et Max Montavon. L'histoire abracadabrantesque et hilarante d'un homme retrouvé, en 1970, pris dans la glace au Pôle Nord. Il a tenu 65 ans dans la glace suite à un naufrage, est toujours vivant. C'est le grand-père de la femme d'Hubert de Tartas. L'hiberné doit revenir dans sa famille, mais il est fragile et pense toujours qu'on est en 1905. Il faut donc, pour le préserver, reconstituer une époque, et, la femme de Tartas ressemblant beaucoup à la mère de l'hiberné, elle doit se faire passer pour elle. Pour Tartas, qui doit sa fortune à sa femme, c'est un coup dur, car il n'a plus le droit de posséder cette fortune, rapport aux droits de succession... Une comédie virevoltante (le final est absolument dantesque, un pétage de plombs monumental d'un Fufu en grande forme) comptant parmi les plus grandes réussites de l'acteur. Mais c'est trop court : 75 minutes... C'est tout pour 1969. En 1970, l'acteur va faire deux films. Le premier d'entre eux, réalisé par Serge Korber, passe aujourd'hui très rarement à la TV, et est incontestablement un des moins réussis de De Funès (qui y partage l'affiche avec son fils encore une fois) : L'Homme Orchestre. On trouve aussi dans ce film Noëlle Adam, Paul Préboist, Tiberio Murga et Franco Volpi. L'histoire ? Le directeur d'une compagnie de danse qui dirige sa troupe d'une main de fer dans un gant de fer. Mais une de ses danseuses doit se marier et doit donc quitter la troupe. Il doit donc engager une nouvelle danseuse, et c'est le début d'une série de rocambolesques péripéties. Le film, sincèrement, est d'une profonde médiocrité et est retombé dans l'oubli. On passe ?

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Toujours en 1970, Fufu sortira encore un film : Le Gendarme En Balade, signé Jean Girault, quatrième volet de la fameuse saga inaugurée en 1964, est probablement le meilleur de cette plutôt médiocre année. C'est aussi, avec le second volet de 1965, mon préféré de la saga. Ce fut pendant longtemps mon préféré absolu de l'acteur, aussi. Ce film est un peu à part dans la série : vu leurs états de service glorieux, les gendarmes sont autorisés à prendre leur retraite anticipée. En fait, on les force à partir, place aux jeunes (ceux qui les remplacent, très zélés, sont de vrais bogosses). Pour Cruchot, réfugié dans la belle propriété de sa femme, c'est horrible, il s'emmerde. Apprenant que Fougasse est devenu amnésique suite à un accident, les autres se réunissent et, dans l'optique de lui faire retrouver la mémoire, le font sortir de la maison de retraite où il se trouvait pour l'emmener à Saint-Tropez, afin de déclencher un déclic grâce aux souvenirs. Le film est un petit délire bien dans son époque, très drôle, pas très subtil ni très réussi (c'est un nanar), mais encore une fois, ce n'est pas le pire de la série. C'est le dernier avec Christian Marin et Jean Lefèbvre. Pour ce dernier, il voulait une augmentation de cachet si la série devait continuer, alors on décidera, quand on relancera la série en 1979, de faire sans lui. Pour l'autre, sans doute qu'il en avait marre ! Niveau acteurs, on retrouve les mêmes, ainsi que Paul Mercey, Yves Barsacq, Yves Vincent, les trognes habituelles. Arrive 1971. Une année plus faste, qui se terminera en apothéose, mais a cependant mal démarré avec Sur Un Arbre Perché, de Serge Korber. J'aimais beaucoup ce film avant, ce n'est plus trop le cas, et c'est clair qu'il s'agit d'un des pires films présentés dans cet article. On retrouve Olivier De Funès et Géraldine Chaplin (fille de Charlie) dans ce film racontant les déboires d'un homme qui, après avoir pris deux autostoppeurs sur sa route, perd le contrôle de sa voiture et se retrouve coincé, sa voiture encastrée sur un pin parasol accroché à une falaise (sur la Côte d'Azur). Des séquences assez délirantes n'empêchent pas le film d'être, globalement, décevant, un vrai navet. 

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1971 encore et toujours. Le film suivant sera réalisé par Jean Girault. Adapté d'une pièce de théâtre australienne, le film, produit par MGM, s'appelle Jo, et son affiche, montrant Fufu brandissant un flingue face au spectateur, est étonnante. Court (85 minutes), le film raconte les mésaventures d'un auteur de pièces comiques qui est harcelé par Jo, un maître-chanteur. Il lui donne rendez-vous chez lui un soir, et l'abat afin de s'en débarrasser. Enfin, l'abat...disons que Jo meurt accidentellement, mais il meurt, en tout cas. Il lui reste à cacher le corps. Les travaux, dans son jardin, pour installer un kiosque à musique est l'occasion idéale, Brisebard enfouit le corps dans les fondations. Mais rien ne se passera comme prévu, et les visites incessantes dans sa maison (et notamment d'un inspecteur de police tenace et d'un agent immobilier) vont compliquer les choses... Le film est aussi interprété par Bernard Blier, Claude Gensac, Michel Galabru, Ferdy Mayne, Christiane Muller et Jacques Marin. C'est un film drôle, qui passe relativement peu souvent à la TV (et pendant des années, il était impossible de le trouver en DVD, jusqu'en 2011). Il passe désormais de temps en temps, mais il y aura une période de 20 ans, environ, pendant lesquels il ne fut pas diffusé. Sans doute pour des histoires de droits. On termine 1971 avec La Folie Des Grandeurs. Réalisé par Gérard Oury, le film devait être interprété, en co-vedette, par Bourvil, qui décèdera cette année-là. Le film lui est, je crois, dédié, et c'est Yves Montand qui a repris le rôle de Blaze le domestique de Don Salluste (Fufu). On retrouve aussi Alice Sapritsch, Karin Schubert, Venantino Venantini, Paul Préboist, Gabriele Tinti, Alberto De Mendoza. Le film, mis en musique par Polnareff, se base sur la pièce de théâtre Ruy Blas de Victor Hugo, en la détournant de manière comique. C'est un film culte et génial, hilarant, qui marchera moins bien que les deux précédents films de Oury avec De Funès, mais marchera tout de même très bien. L'histoire d'un marquis epagnol cupide et avare, collecteur d'impôts pour le roi d'Espagne Charles II, et de ses déboires quand il est accusé d'avoir fait un enfant à une des dames de compagnie de la reine. Il est destitué de ses titres et décide alors de fomenter sa vengeance... Un des meilleurs films de l'acteur. Je ne sais pas vraiment comment s'est passé le tournage avec Montand, mais à l'image, les deux semblent bien s'être entendu.

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Pas de films en 1972 pour l'acteur, qui joue Oscar au théâtre (en 1971 aussi). Il revient au cinéma en 1973 avec Les Aventures De Rabbi Jacob, réalisé par Gérard Oury. Le film est interprété aussi par Claude Giraud, Henri Guybet, Renzo Montagnani Suzy Delair, Miou-Miou, Marcel Dalio, Popeck, Claude Piéplu, Xavier Gélin, Jacques François et Janet Brandt. Cette comédie, parfaite de bout en bout, hilarante et remarquablement bien écrite, dans laquelle un homme d'affaires raciste et acariâtre se retrouve, par un concours de circonstance, obligé de se déguiser en rabbin et de se coltiner un dissident politique arabe pourchassé par des compatriotes bien décidés à le tuer. Soyons clairs, un film pareil, de nos jours, on ne pourrait plus le faire. D'ailleurs, à sa sortie, ce film, co-écrit avec un rabbin (Josy Eisenberg), a un peu fait couler de l'encre, on estimera parfois qu'il allait trop loin, d'autres diront qu'il n'allait en réalité pas assez loin... Le succès sera important, et le film devient culte et est encore, aujourd'hui, un des plus estimés et importants de De Funès et de Oury. Une comédie musicale en sera même tirée. Après ce film, Fufu se calmera pendant des années, la faute à une santé cardiaque qui commence à se faire fragile (il fera une attaque), et reviendra en 1976. Il ne tournera plus avec Oury, dont la suite de la carrière sera une alternance de réussites (L'As Des As, La Carapate) et de ratages (La Soif De L'Or, Le Schpountz), mais surtout des ratages. 

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De Funès revient donc en 1976 avec un film réalisé par Claude Zidi et produit par Christian Fechner (qui produira aussi les films restants, ceux de la série des Gendarmes exceptés) : L'Aile Ou La Cuisse. Le film est aussi interprété par Coluche (De Funès s'entendra si bien avec Coluche qu'il exigera que le nom de Coluche, sur l'affiche, soit en aussi gros que le sien, chose que Bourvil avait exigée pour le nom de De Funès, en 1965, pour Le Corniaud), Ann Zacharias, Claude Gensac (qui ne joue pas la femme de Fufu), Julien Guiomar, Philippe Bouvard dans son propre rôle, Raymond Bussières, Jean Martin, Max Montavon... Le film, hilarant, se passe dans le milieu culinaire : le patron d'un fameux guide culinaire (inspiré du Guide Michelin), Duchemin, a bien des soucis, entre son fils qui fait le clown dans un cirque au lieu de reprendre le boulot du père, et des rivaux qui cherchent à voler les manuscrits du futur Guide afin de savoir quel restaurant a eu, ou perdu, des étoiles... On sent qu'entre Fufu et Coluche, le courant est bien passé, et le film joue bien sur cette complicité. L'acteur est moins énervé que de coutume, ses soucis de santé oblige (des médecins étaient désormais sur le plateau, ainsi qu'un assureur, en cas de problèmes), mais comparé à ses derniers films (plus bas dans l'article), on ne se rend pas compte, ici, qu'il a été affaibli par des infarctus. Pour moi, c'est indéniablement un des meilleurs films de l'acteur, c'est aussi, clairement, son dernier grand film. Un classique. Ce qui n'est absolument pas le cas de son film suivant, sorti en 1978 (oui, le rythme va considérablement se ralentir, santé oblige), aussi réalisé par Zidi : La Zizanie. Interprété aussi par Annie Girardot (qui semble aussi à l'aise dans ce film qu'un poisson le serait sur du sable), Maurice Risch, Julien Guiomar et Jacques François, le film est dialoguisé par Pascal Jardin (père d'Alexandre), ce qui devrait être, logiquement, un gage de qualité, mais sincèrement, ici, ça ne fonctionne pas. L'histoire d'un industriel (et aussi maire de sa petite ville) qui, pour honorer une commande importante, va monopoliser sa maison (flinguant ainsi la serre d'horticulture de sa femme) pour y installer des machines destinées à fabriquer sa production (de l'engrais). Ce qui va forcément entraîner la zizanie dans le couple... Film minable dans lequel, pour la première fois on assiste au spectacle d'un Fufu fatigué. Mais une scène, trop courte, est géniale : une plante carnivore minuscule qui attaque De Funès en lui mordant le nez quand il tourne sa tête vers elle. Cette scène est géniale, mais le reste...

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En 1979, Jean Girault réalise le cinquième volet de la série des Gendarmes : Le Gendarme Et Les Extra-Terrestres. Je ne sais pas vous, mais moi, j'imagine assez bien la tronche des gens quand ils ont, pour la première fois, vu l'affiche du film, su son titre, et/ou vu le film en salles, tout simplement. Ils ont sûrement dû se dire mais qu'est-ce qu'ils vont pas encore inventer pour prolonger cette série, franchement..., et ils auront raison, car ici, c'est tout simplement nanardesque. On retrouve ici Galabru, Grosso et Modo, ainsi que Maurice Risch, Jean-Pierre Rambal, Marco Perrin, France Rumilly, Jean-Roger Caussimon, un jeune Lambert Wilson (dans le rôle d'un des extra-terrestres), Jacques François, Mario David, Henri Génès... Maria Mauban joue le rôle de la femme de Cruchot, à la place de Claude Gensac qui soit ne pouvait pas, soit ne voulait pas faire ce film (vu qu'elle revient pour le sixième opus, c'est surtout qu'elle ne pouvait apparemment pas faire le film). Immortalisé par une chanson de Bénabar qui en parle le temps d'un couplet, le film est pourri, ridicule (effets spéciaux inexistants, je ferais mieux personnellement), mal joué, Fufu semble à côté de la plaque... Mais ce nanar contient quand même des passages marrants, parfois involontairement. C'est tout de même vraiment un film embarrassant. L'année suivante, Jean Girault, encore lui, réalise, en collaboration avec De Funès qui marque sa seule incursion dans la réalisation, L'Avare, adaptation de la pièce de Molière. Le film, longuet (2 heures), interprété aussi avec Michel Galabru, Claude Gensac, Bernard Menez et Frank David, est une adaptation fidèle. En fait, c'est littéralement du théâtre filmé, statiquement, et sans âme. Mais Galabru est excellent, malgré son aspect fatigué, dans le rôle de Harpagon. Je dois dire que c'est un des rares films de l'acteur, avec son tout dernier, que je n'ai quasiment pas vu, deux fois seulement, et je n'ai pas envie de le revoir... Je le voudrais que je ne pourrais pas, ne le possédant pas en DVD (encore moins en BR), et le film passe rarement à la TV...

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En 1981, Jean Girault, toujours lui, réalise La Soupe Aux Choux, adaptation d'un roman de René Fallet (Fufu, scénariste sur le film, avait le livre en permanence sur lui pour s'assurer que l'adaptation serait bonne ; je n'ai pas lu le roman, je ne peux pas en juger). Film culte s'il en est, c'est surtout un film bancal : si la première partie est souvent drôle (mais quand même franchement lourde et nanardesque), la seconde, à partir du moment où La Denrée ressuscite la femme du Glaude, est chiante, larmoyante et naveteuse. Interprété aussi par Jean Carmet, Jacques Villeret, Claude Gensac, Marco Perrin et Christine Dejoux, le film subit une atroce musique qui, en plus d'être irritante (le thème principal, une fois entendu, vous pourrit le reste de la journée en restant en tête), est suremployée, toutes les 5 minutes ou presque. A force de voir ce film, dans lequel Fufu semble vraiment à plat malgré de bons moments (il fait vraiment vieux, il en est limite à faire pleurer ; mais il parvient à être vraiment convaincant dans des passages plus sobres que de coutume), je ne peux plus le regarder. Enfin, en 1982, Jean Girault (qui décèdera durant le tournage, le film sera fini par Tony Aboyantz, le réalisateur de la seconde équipe) réalise le sixième et ultime volet de la fameuse saga : Le Gendarme Et Les Gendarmettes. Jen-Pierre Rambal n'est plus là, remplacé par Patrick Préjean, et Claude Gensac est revenue, le reste de la distribution est inchangé. Dernier film de l'acteur, qui décèdera quelques mois après la sortie du film (et quand on sait que le réalisateur est, lui, mort pendant le tournage, on se dit que c'est un film maudit), c'est une immonde daube que je n'ai vu qu'une fois, il y à longtemps, et que je me refuse à revoir, par respect pour l'acteur. Galabru dira que si Jean Girault semblait affaibli, c'est au sujet de Fufu que les craintes étaient les plus fortes, tout le monde ou presque pensait qu'il ne finirait pas le tournage. C'est d'autant plus dommage que ce film soit foiré, vu que c'est son dernier. A la base, il avait été pressenti pour jouer dans Papy Fait De La Résistance (sorti en 1983, le film lui est dédié), il aurait joué le rôle que tient, finalement, Villeret dans le film. Au lieu de ça, sa carrière et sa vie se terminent sur ce ratage épouvantable, pire qu'un navet... Mais mis à part ces film ratés vers la fin de sa vie, quel acteur dans son genre !