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Spoilers !

Peut-être est-ce difficile à imaginer aujourd'hui (encore que), mais à l'époque de la sortie de ce film, soit en 1964, c'était infernal. Je parle des Beatles et de leur succès. Groupe dont je suis fan au point le plus absolu, les Beatles ont connu, en 1964, un pic incroyable en ce qui concerne leur popularité. Elle n'a jamais cessé de grimper, OK, mais elle a vraiment commencé à atteindre des proportions incroyablement dingues à l'époque de la sortie de ce film, leur premier, intitulé, chez nous, Quatre Garçons Dans Le Vent, alias, partout ailleurs, A Hard Day's Night. Réalisé par Richard Lester (qui signera aussi leur deuxième film, Help ! en 1965), le film est en noir & blanc (le suivant, les suivants en fait, seront en couleurs, eux) et interprété aussi par Wilfrid Brambell et Victor Spinetti. Patti Boyd, future femme de George Harrison (sa première femme, précisément) apparait dans une scène du train, et un tout jeune Phil Collins de 13 ans fait partie des figurants du final dans le théâtre télévisé. Ne le cherchez pas, il ne doit pas être fastoche à trouver, si ce n'est impossible, s'il fait partie des plans larges du public !

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Le film est une comédie assez dingue inspirée par les sketches de Peter Sellers (dont les Beatles étaient de grands fans), qui, en cette même année, était une grande star via Docteur Folamour et les deux premiers Panthère Rose. Le scénario du film est tellement basique que je vais le résumer ici assez rapidement : une journée dingue dans la vie du groupe (qui n'est jamais cité en tant que tel dans le film), pourchassé par des hordes de fans en furie et la police, accompagnés par le grand-père de Paul, un vrai filou qui les entraîne dans pas mal d'embrouilles. Ils doivent répéter pour une émission TV, mais auront beaucoup de mal, déjà, à arriver en studio tous ensemble ! Le film est un gros prétexte pour montrer les pitreries collectives ou individuelles des membres du groupe : Ringo qui erre dans les rues et sème une petite panique dans un bar ; Harrison pris à partie par une agence de publicité qui le prend pour un de ces jeunes nigauds prêts à tout acheter pour être à la mode ; le groupe se moquant allègrement d'un vieux con dans un compartiment de train, lequel est excédé par ces jeunes cons...

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Oui, le scénario est d'un basique tellement basique qu'il ne mérite pas le nom de scénario, en fait. Et les Beatles sont certes terriblement drôles (mimiques, réparties sont souvent fendardes), mais qui a dit qu'ils étaient de bons acteurs ? La réalisation de Lester (engagé par le groupe parce qu'il avait, auparavant, collaboré avec Sellers) est très bonne. La photographie est d'époque, le film a pris un coup dans l'aile, mais reste des plus regardables malgré tout. Et puis, il y à la musique. Là, c'est intouchable. Sept chansons parfaites, de "A Hard Day's Night" à "Can't Buy Me Love" en passant par "If I Fell" et "And I Love Her", c'est Byzance du début à la fin des 84 minutes de ce film musical cultissime au succès monumental un peu partout dans le monde. Le film est sans aucun doute un peu surestimé, mais reste mythique, surtout pour un Beatlemaniaque comme moi (même si ce n'est pas ma période préférée du groupe, je préfère amplement 1966/1970). Bref, pas un chef d'oeuvre, mais un film très drôle, très léger, assez gentiment anar parfois, à vir au moins une fois dans sa vie !