28359_b_le_pianiste

SPOILERS...

Incroyable brassée de récompenses pour ce film : César du meilleur film, Oscar du meilleur film, et, évidemment, Palme d'Or à Cannes. Sorti en 2002, Le Pianiste, de Roman Polanski, est l'adaptation du livre du même nom de Wladyslaw Szpilman, un livre autobiographique, l'histoire est vraie. Coproduction entre la France, la Pologne, l'Allemagne et l'Angleterre, le film est interprété par Adrien Brody (César du meilleur acteur, Oscar pour la même catégorie), Thomas Kretschmann, Frank Finlay, Maureen Lipman, Emilia Fox, Ed Stoppard et Michal Zebrowski. Le comique français Popeck tient un petit rôle (le Rabbi Rubinstein).

00848862_photo_le_pianiste

Wladyslaw Szpilman (Adrien Brody) est un pianiste virtuose juif polonais, vivant à Varsovie. L'action commence pendant la Seconde Guerre Mondiale, alors que la ville est en proie à des bombardements. La ville devient, progressivement, aux mains des nazis, qui transforment le quartier juif en vrai ghetto, en enfermant les résidents juifs du quartier et en leur faisant vivre la terreur. Exécutions sommaires, bastonnades, humiliations, nourriture qui manque, cadavres à même le sol, maladies, peur omniprésente, bombardements...vient ensuite les terrifiantes rafles.

p5

Wladyslaw parvient tant bien que mal à se cacher, à éviter la déportation, et va vivre reclus dans divers endroits du ghetto de Varsovie, trouvant refuge dans un hôpital déserté, une maison en ruines...cherchant tant bien que mal à survivre à la guerre, à ne pas se faire prendre, car s'il est repéré et arrêté par les nazis, c'est la mort assurée...

p4_w434_h_q80

Interprété à la perfection, Le Pianiste, tourné en anglais, est un des sommets absolus de Polanski. D'origine polonaise (mais né à Paris) et de religion juive, Polanski a vécu son enfance dans le ghetto de Varsovie, et a perdu une grande partie de sa famille (ses parents, notamment) dans les sinistres camps de la mort, où il n'est d'ailleurs pas allé (on l'a caché). Le Pianiste, bien qu'adapté du livre de mémoires de Wladyslaw Szpilman (très beau et dur livre), c'est, en quelque sorte, un peu l'histoire de la vie de Polanski. Un profond traumatisme maintes fois adapté au cinéma (La Liste De Schindler pour ne citer que ce film), mais le film de Polanski est indéniablement un des plus beaux et forts films sur le sujet avec le Spielberg, justement.

p7

Brutal (des scènes très dures), ce film est totalement grandiose. Souvent insoutenable (la rafle, vue d'une fenêtre d'immeuble par Szpilman, au cours de laquelle les nazis balancent par la fenêtre un vieillard infirme juif parce qu'ils ne vont pas s'embarrasser de l'embarquer, scène atroce ; comme les malheureux qui, quotidiennement, se font abattre sans raison aucune par les SS, dans la rue, chez eux...). Méritant totalement toutes ses récompenses (en tout, toutes catégories et récompenses incluses, le film en a eu 13, dont la Palme d'Or), ce film est un triomphe, un joyau, un monument.