Rocky

Inespéré. Vraiment inespéré. On s'attendait plus ou moins à ce Sylvester Stallone, tôt ou tard, nous refasse un sixième volet des 'aventures' de son personnage culte le boxeur Rocky Balboa, mais on ne s'attendait sûrement pas à ce que ce sixième volet, sobrement intitulé Rocky Balboa au lieu d'un sempiternel Rocky VI, soit aussi excellent. C'est Sylvester Stallone qui a réalisé le film (ce qu'il avait déjà fait avec les volets 2, 3 et 4 de la saga, seuls le premier et le cinquième volets étaient signée John G. Avildsen), tout en l'ayant, bien entendu, écrit. On y retrouve Burt Young, et Talia Shire (dans un flashback). Tony Burton, Antonio Tarver, Geraldine Hughes et Milo Ventimiglia interprètent aussi le film, qui est joué, dans le rôle principal, on s'en serait douté, par Sly.

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Rocky Balboa, qui a depuis longtemps cessé de combattre, n'a plus rien dans la vie depuis la mort de sa femme Adrian (Talia Shire), morte d'un cancer. Son fils, Rocky Jr (Milo Ventimigia) entretient avec lui des rapports assez distants, houleux.  Il décide de remonter sur le ring afin de se prouver qu'il peut encore le faire, qu'il peut encore être capable de tenir la distance sur un match de boxe. Le manager du très impopulaire boxeur poids lourds Mason "The Line" Dixon (Antonio Tarver), champion du monde actuel, organise un combat d'exhibition entre son poulain et Rocky Balboa. Rocky reprend la route des entraînements, assisté de son vieil ami Paulie (Burt Young), frère de sa défunte Adrian...

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Rocky Balboa est un miracle. En effet, la saga Rocky, pour culte qu'elle est, est franchement inégale. Le premier volet est sensationnel (et reste le meilleur), le second est très bon, mais à partir du troisième, ça devient portnawak. Si le quatrième film est involontairement comique (ce qui en fait un sacré beau nanar, un des modèles du genre nanardier), le cinquième est un infâme navet, un film insupportable, et le troisième par ailleurs, n'est pas loin de mériter la même critique. Bref, on n'attendait pas grand chose d'un sixième (et dernier, ultime, selon toute vraisemblance) volet.

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Sylvester Stallone est extraordinaire dans le rôle l'ayant permis, en 1976, de devenir ce qu'il est, c'est à dire, une star. Burt Young est également très bon, et la réalisation est efficace, classieuse, bref, très très bonne. Rocky Balboa est carrément le second meilleur film de la saga, une oeuvre miraculeuse sur la boxe et sur l'âge (Rocky, comme Stallone, approche des 60 ans). La fin du film est à rapprocher de celle du premier. Un grand film !