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SPOILERS…

Réalisé en 1973, Vivre Et Laisser Mourir est le huitième film de la série des James Bond, et accessoirement un des plus réussis et cultes. C’est aussi le premier avec, dans le rôle-titre, Roger Moore, après un ultime épisode avec Sean Connery en 1971 (Les Diamants Sont Eternels), qui suivait, lui, un unique volet avec George Lazenby (Au Service Secret De Sa Majesté), acteur qui avait, en 1968, été préféré à Roger Moore, justement. Réalisé par Guy Hamilton (Goldfinger, Les Diamants Sont Eternels), ce film surfe allègrement sur la vague funk/blaxploitation lancée par des films tels que Sweet Sweetback Baadaaaaasssss Song, Les Nuits Rouges De Harlem et par des artistes tels que Isaac Hayes et Sly & The Family Stone. Black Powaaaaaaaa !

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Le méchant (interprété par Yaphet Kotto) est donc un Noir, Mr. Big/Kananga. Officiellement, Kananga est un homme politique influent, représentant, à l’ONU, de son pays, le San Monique, qu’il dirige en dictateur. Officieusement, il est aussi Mr. Big (Gros Bonnet en VF), un dealer de drogue influent et machiavélique. Et un féru de tarot (sa protégée, Solitaire – Jane Seymour – lui tire les cartes sans cesse) et de vaudou. James Bond enquête sur la mort de trois hommes, trois agents du MI6, dans des circonstances mystérieuses. L’un est tué à l’ONU, l’autre à San Monique, le dernier à la Nouvelle Orléans. Tous enquêtaient sur Kananga. Bond va vite se trouver, de par le biais de son enquête, face à un trafiquant énigmatique et dangereux, Mr. Big. Devant se renseigner sur Kananga, il va ainsi découvrir qu’il s’agit de la même personne, un trafiquant notoire…

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Ce film fait voyager Bond de New York à la Nouvelle-Orléans, en passant, bien entendu, par cette république de San Monique qu’il faut assimiler à Haïti. Entre culte vaudou (Kananga utilise le mythe du Baron Samedi pour éloigner les curieux de sa base et de ses plantations de drogues), tarot et blaxploitation, Live And Let Die, servi par une bande-son remarquable (la chanson du même nom, interprétée par les Wings de Paul McCartney) et un excellent scénario, est un des meilleurs films de la série. Mon troisième préféré après Casino Royale (celui avec Craig) et Au Service Secret De Sa Majesté. Un pur moment de bonheur cinématographique made in seventies, assez daté par moments, parfois un petit peu lourd : le personnage du shérif Pepper – joué par Clifton James – est ahurissant de stupidité et d’abrutissement, il énerve littéralement le spectateur. Malheureusement, le film suivant, L’Homme Au Pistolet D’Or, réutilisera ce personnage, qui en sera encore plus énervant qu’inutile…

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Excellentes scènes (la scène de la mort de Kananga est excellente, hilarante aussi), comme celle de la cérémonie vaudou, celle des crocodiles, celle, finale, du train – pauvre Tee Hee – et celle de pré-générique (C’est qui qu’on enterre ? – Toi !). Personnages très bons aussi (Jane Seymour est craquante, Yaphet Kotto est grandiose, et le personnage de Tee Hee, au bas de fer, est culte). Vivre Et Laisser Mourir, comme premier épisode avec Roger Moore, tient toutes ses promesses. Ca sera un succès immense un peu partout dans le monde. Et ça reste aussi un des plus appréciés du public et des Bondomaniaques, dont je fais partie.

Au final, que dire sur ce huitième film de la série ? Si vous ne l'avez encore jamais vu (ça me paraît peu probable, vu la popularité de la série 007 et le fait que ce film est diffusé assez souvent), je ne peux que vous proposer de le découvrir toute séance tenante. Si vous aimez l'exotisme, l'humour, l'action non-stop et le suspense, vous serez servi(e)s !