1212159918_rencontres_type

SPOILERS !...

Sorti en 1977, ce film est un des plus beaux de Spielberg, un de ses plus réussis et maîtrisés. Un de mes préférés aussi, si ce n’est mon préféré. Interprétation fabuleuse de Richard Dreyfus (un des acteurs fétiches de Spielby) et François Truffaut (lequel, croyant avoir affaire à un film de SF banal, s’excusera devant Spielberg au vu du résultat final, d’une rare intelligence) dans son premier et unique rôle dans un film étranger (et je ne sais pas si Truffaut a joué dans beaucoup de films qu’il n’a pas réalisés, mais si je me souviens bien, je crois qu’il n’a joué que dans ce film de Spielberg, en dehors des siens comme La Chambre Verte). Musique remarquable de John Williams (le thème principal, écrit en phonétique dans le titre de l’article, est inoubliable), scènes cultes…Rencontres Du Troisième Type est monumental !

1212160030_08

Roy Neary (Richard Dreyfus) est un modeste électricien de la ville de Muncie (Indiana). Un soir, il est témoin direct d’un évênement étrange qui va le marquer : une vive lumière surgit du ciel, suivi du vol d’un OVNI. Persuadé d’avoir affaire à des extra-terrestres (d’autres personnes, dont un petit garçon, seront témoins eux aussi de ces visions), il va, dès lors, ne vivre que pour son obsession, persuadé que quelque chose de grand va arriver bientôt. Sa famille commence sérieusement à le prendre pour un golio.

1212160103_rencontres_du_troisieme_type_close_encounters_of_the_third_kind_1977_theatre_diaporama_paysage

De son coté, le scientifique français Claude Lacombe (François Truffaut, qui parle français dans tout le film) a pu observer d’étranges phénomènes de par le monde : des avions de la seconde guerre mondiale sont retrouvés intacts dans le désert du Mexique, idem pour un bateau qui se retrouve sans raison au beau milieu du désert de Gobi… En Inde, des foules de gens se mettent à chanter cinq notes mystérieuses, qui s’avèreront être la clé du contact interstellaire…Lacombe et son équipe (américaine) parviennent vite à découvrir qu’un contact va être organisé avec des extra-terrestres, et que le lieu de contact sera Devil’s Tower (un site naturel protégé situé dans le Wyoming). Très vite, l’armée met en place un stratagème destiné à empêcher toute personne civile de se rendre sur place. Ca n’empêchera pas Roy (et Jill - Melinda Dillon - , une jeune femme dont l’enfant, Barry, a été embarqué, un soir, par les extra-terrestres) de s’y rendre. Là, ils vivront la plus belle aventure de leur vie…

1212160075_16

Un film réellement prodigieux, très bien réalisé, très sérieux et réaliste. Truffaut est excellent (à ce sujet, dans la VO, il ne parle qu’en français, ce qui explique l’interprète – scène d’interrogatoire – mais dans la VF, l’interprète a souvent des répliques complémentaires à celles de Truffaut), de même que Dreyfus. La scène finale, longue, est une des plus belles de tout le cinéma spielbergien, de loin. Le passage du ‘dialogue’ entre les claviers terriens (les cinq notes) et le vaisseau-mère est parfois très drôle, et en même temps très touchant : le dialogue est fait, les deux mondes se rencontrent…’Nous pouvons être amis’. Tourné en décors naturels (Devil’s Tower est un site impressionnant), Rencontres Du Troisième Type s’impose encore comme étant le meilleur film sur le sujet des OVNIs et des extra-terrestres. Et comme un des films les plus beaux, pacifistes et féériques de Spielberg. A noter que le film a fait l'objet d'un ressortie en 1980, dans un nouveau montage, lui aussi très bon, et depuis, montage définitif.