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SPOILERS !

Réalisé en 1967 par Robert Aldrich, 12 Salopards est un des plus grands films de guerre jamais réalisés. Interprété par Lee Marvin, Charles Bronson, John Cassavetes, Telly Savalas, Robert Ryan, Ernest Borgnine, George Kennedy, Trini Lopez et tant d’autres, le film est probablement un des plus violents du genre, un des plus brutaux et désenchantés. En 1944, peu de temps avant le Débarquement (la scène d’attaque finale se déroule la veille du D-Day, pour être exact), un officier militaire américain réputé frondeur et ingérable, le major Reisman (Lee Marvin), est chargé d’une mission très difficile et étrange : recruter 12 hommes parmi les prisonniers condamnés à mort ou à de lourdes peines, afin d’en faire des soldats d’élite pour une mission-suicide sur le territoire français (l’action, au début, se passe au Royaume-Uni).

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C’est ainsi que Reisman, aidé de la Police Militaire (MP, Military Police), va recruter 12 vrais salopards, et les parquera dans un camp secret, afin de les entraîner à la dure. Les ‘recrues’ étant de parfaits durs à cuire (l’un d’entre eux, Franko – John Cassavetes – est un rebelle), l’entraînement sera long et éprouvant… Après un exercice d’assaut dans lequel ils seront victorieux, les 12 ‘salopards’ de Reisman reçoivent la confirmation de leur mission-suicide (ceux qui survivent seront graciés) : ils seront parachutés, de nuit, au-dessus d’un château français, dans lequel se tiendra une réception nazie. Leur but ? Abattre tous les Allemands, principalement des officiers de l’Etat-Major. La mission sera accomplie, mais au prix de lourdes, très lourdes pertes…

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Incontestablement un monument du film de guerre, 12 Salopards est conçu en deux parties : l’entraînement (qui occupe facilement les deux tiers du film) et l’assaut final, d’une violence incroyable, surtout pour l’époque. Les acteurs sont tous excellents, à commencer par Charles Bronson (Wladislaw), Lee Marvin, John Cassavetes et Telly Savalas (qui tient le rôle d’un psychopathe totalement givré, le misogyne Maggott, seul des 12 ‘salopards’ qui n’aurait pas du bénéficier de cet entraînement, car vraiment ingérable et fou). Le film démarre par une scène cruelle et dure, celle de l’exécution, par pendaison, d’un prisonnier, devant le regard, entre autres, de Lee Marvin. Mais rien ne peut égaler la violence de la fin (sur les 12 ‘salopards’, un seul parvient à s’en tirer), vraie critique de la guerre, quelle qu’elle soit. A la fois drôle (l’entraînement, l’exercice d’assaut) et brutal, ce film de Robert Aldrich, meilleur de ce réalisateur, est un sommet du genre.