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SPOILERS !

 

 

 

Réalisé en 1982 par Ridley Scott, Blade Runner est THE sommet incontestable de l’histoire du cinéma de science-fiction, le film le plus génialement décoré de l’histoire du cinéma de science-fiction, et sans doute la plus belle adaptation d’un roman/nouvelle de l’auteur culte de SF Philip K. Dick (Total Recall et Minority Report, c’est aussi adapté de son univers sombre). Interprété par une foule de talentueux acteurs (Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young, Edward James Olmos, Daryl Hannah, M. Emmet Walsh, William Sanderson), magistralement mis en musique par Vangelis (une de ses plus belles bandes-sons), le film se passe en 2019, à Los Angeles, un Los Angeles méconnaissable, poisseux, obscur, technocratique.

 

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Deckard (Harrison Ford dans son meilleur rôle) est un détective privé d’un genre assez particulier, un blade runner, chargé de retrouver et de mettre hors d’état de nuire les Répliquants (robots humanoïdes crées pour travailler dans l’espace) évadés. 4 Répliquants viennent de s’évader, et Deckard est chargé de les éxécuter, ou, plutôt, d’opérer leurs retraits, selon le terme officiel… Deckard va donc se mettre en chasse, pour trouver et tuer les Répliquants et leur chef, Batty (Rutger Hauer, imposant). En chemin, il croisera la route de Rachel (Sean Young), une Répliquante à qui on a implanté des souvenirs factices, faisant d’elle quasiment une humaine à part entière. Deckard, tombant amoureux d’elle, commencera à se poser des questions sur son job, qu’il devra de toute façon faire jusqu’à son terme…

 

 

 

 

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Le film existe en plusieurs versions, toutes présentes sur le coffret DVD sorti en décembre 2007 (qui inclus surtout le Final Cut, renversant) : la version sortie à l’époque, contenant un monologue de Deckard en voix-off, et une fin en happy-end assez foireuse ; un Director’s Cut qui montre un film plus sombre (plus de voix-off, fin totalement libre et ambiguë, plusieurs interprétations possibles, notamment la possibilité que Deckard aussi soit un Répliquant, ce qui expliquerait que Batty, à la fin, ne le tue pas, et même, lui sauve la vie : un Répliquant ne peut pas faire de mal à un autre Répliquant) ; une version de travail, en gros, un brouillon ; et le Final Cut.

 

 

 

 

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Avec son lot de scènes cultes (la fin, surtout, avec le monologue de Batty, les larmes dans la pluie, et ce plan de Deckard suspendu au-dessus du vide, vertigineux), sa musique magistrale, ses acteurs épatants (Harrison Ford, il semble, ne s’entendait pas bien du tout avec Ridley Scott et Sean Young, et ne garde pas ce film parmi ses favoris, quoi qu’on en dise), sa réalisation puissante, son ambiance poisseuse et pessimiste, son scénario imbattable, Blade Runner est un sommet total du cinéma, et pas seulement de SF. A voir et à revoir. Harrison Ford et Rutger Hauer ne seront quasiment plus jamais aussi bons (Hauer, dans La Chair Et Le Sang, Ford dans les Indiana Jones qu’il fera ensuite). Si vous voulez voir un chef d’œuvre, regardez ce film.