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SPOILERS…

Le Dernier Combat est un film assez court (90 minutes en gros), en noir & blanc, sans dialogues, avec très peu d’acteurs, et un scénario ma foi très simple. Voilà de quoi en faire un film totalement atypique. Franchement, quel bol on a, car c’est justement un film totalement atypique ! Premier film long-métrage (après un court-métrage intitulé L’Avant-Dernier) de luc Besson, Le Dernier Combat est aussi son meilleur film, ce qui est à la fois cruellement vrai et tragique. Car Besson a fait d’autres très bons films (Nikita, Subway), mais à part son premier film, aucun ne peut vraiment être considéré comme un chef d’œuvre.

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Le Dernier Combat date de 1983. Interprété Pierre Jolivet (frère de Marc, futur réalisateur de Ma Petite Entreprise et Fred), Jean Réno, Fritz Wepper et Jean Bouise (déjà une collaboration Besson/Bouise et Besson/Réno, il y en aura plein d’autres – première collaboration Besson/Eric Serra, aussi, pour la musique) le film se passe dans un futur apocalyptique et sans doute proche. La Terre est dévastée, les quelques survivants errent à la recherche d’abri, de nourriture…et de femmes. Il n’y à quasiment plus de femmes, elles sont convoitées, ne serait-ce que pour la reproduction de l’espèce. Voire même pour plus, aussi. Un homme (Pierre Jolivet, tout de silence douloureux, comme les autres acteurs) erre dans une ville démolie, et parvient à un abri, une clinique désaffectée dans lequel vit un médecin (Jean Bouise). L’homme et le médecin sympathisent, et l’homme apprend qu’une femme (dont on ne verra que les jambes nues) vit chez lui, enfermée pour ne pas qu’il ne lui arrive malheur (ou qu’elle ne se barre). Un jour, un colosse brutal (Jean Réno) fait irruption. Son but : chercher la femme… Un combat de titans va alors s’engager entre l’homme et le colosse. La survie de l’espèce est en jeu…

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Le Dernier Combat est clairement un des plus grands films d’anticipation qui soient. Certes assez rébarbatif à la première vision (muet, noir & blanc, ambiance assez morne, peu d’action excepté le combat/traque final, long et prenant), le film devient de plus en plus intéressant à chaque visionnage. Il prend ainsi sa vraie valeur de film culte avec le temps.

Assez peu connu par rapport aux classiques Le Grand Bleu et le Cinquième Elément, Le Dernier Combat est un film qui mérite des louanges, et qui mérite vraiment d’être vu. S’il n’y à qu’un seul film de Luc Besson (réalisateur intéressant, producteur raté) à garder, c’est bel et bien celui-là, qu’importe s’il n’a pas obtenu de Césars contrairement à certains de ses autres films. Celui-là est vraiment LE film de Besson.