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SPOILERS !

Réalisé en 1973 par Tonino Valerii (officieusement co-réalisé par Sergio Leone, qui produit le film, officiellement par contre ! Je place le film dans la catégorie 'Sergio Leone' par conséquent), Mon Nom Est « Personne » est un excellent western, superbement interprété par Terence Hill (c’est d’ailleurs son seul bon rôle, et celui qui l’a fait connaître) et Henry Fonda. Mis en musique par Ennio Morricone, qui signe une de ses plus belles partitions, le film est un excellent western spaghetti. C’est aussi le dernier vrai western spaghetti traditionnel, avant que déboule une avalanche de parodies débiles (la série des Trinita avec le duo Hill/Spencer). Traditionnel…enfin, disons que Mon Nom Est « Personne » est très drôle, assez parodique, mais qu’il reste cependant plutôt classique dans sa forme (le début du film, qui fait penser au sommet Il Etait Une Fois Dans L’Ouest), il contient des passages plus sérieux et traditionnels que les Trinita, qui sont constitués principalement de scènes de pets et de baffes dans la gueule des méchants.

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Le film raconte les aventures d’un jeune cowboy, « Personne » (Terence Hill), qui n’a de cesse de suivre à la trace un cowboy du nom de Jack Beauregard (Henry Fonda), lequel est une vraie légende de l’Ouest. « Personne » est un fan absolu de Beauregard, et n’aura de cesse d’essayer de le convaincre d’affronter à lui tout seul la fameuse horde sauvage, une centaine (et même plus) de pistoleros. La raison de cette proposition ? « Personne » veut plus que tout que Beauregard entre dans les livres d’histoire comme étant l’homme qui a osé affronter la horde sauvage. Plus sérieusement, la horde est en affaires avec un businessman peu scrupuleux (Jean Martin), responsable de la mort du frère de Beauregard…

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Mon Nom Est « Personne » contient une foule de grandes scènes, et celle de l’affrontement de Beauregard, seul, contre la horde sauvage, n’en est pas la moindre. Mais la scène du saloon (avec le panier piégé que « Personne » est forcé de livrer à Beauregard), celle du cimetière indien (avec une allusion à …Et Pour Quelques Dollars De Plus : les chapeaux qui volent !) et la scène de l’histoire du petit oiseau sont purement superbes. Terence Hill est touchant, hilarant et convaincant dans son rôle, Henry Fonda, au regard d’un bleu pénétrant, est remarquable dans un rôle de vieux cowboy désabusé pressé de raccrocher, et la musique de Morricone sert admirablement bien le propos. Une photographie digne des meilleurs Leone arrange encore mieux le résultat final, et on pardonnera quelques défauts de réalisation, et deux ou trois facilités et éclairs trop parodiques. Mon Nom Est « Personne » n’est certes pas du niveau de la ‘trilogie des dollars’, et sûrement pas de Il Etait Une Fois Dans L’Ouest, mais il reste un remarquable western spaghetti, le dernier du genre avant l’avalanche de séries B merdiques et parodiques à outrance.