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SPOILERS !

Réalisé en 1966, Le Bon, La Brute, Le Truand (le et, souvent indiqué dans le titre, ne fait en fait pas partie du titre français, si on s’en réfère aux affiches de l’époque) est le troisième volet de la ‘trilogie des dollars’ de Sergio Leone, après Pour Une Poignée De Dollars en 1964 (qui n’existe toujours pas en DVD, d’ailleurs) et …Et Pour Quelques Dollars De Plus en 1965. Il est intéressant de signaler que ce troisième volet se passe avant les deux autres (en pleine guerre de Sécession, évênement important de l’histoire américaine qui n’est absolument pas abordé dans les deux autres films), même si ça n’a aucune incidence, en fait, sur le sujet. D’une durée de presque 3 heures, Le Bon, La Brute, Le Truand est souvent considéré comme le plus grand western spaghetti qui soit. Ceux qui affirment ça n’ont pas tout à fait tort, mais il ne faut pas oublier Il Etait Une Fois Dans L’Ouest !

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On retrouve, dans ce film, Clint Eastwood dans le rôle du Bon, Joe (Blondin en VF, allez savoir pourquoi). Eli Wallach joue le rôle de Tuco, le Truand. Quant à la Brute, du nom de Sentenza, c’est Lee Van Cleef (qui jouait déjà dans le film précédent, mais pas le même rôle, bien sûr). Chose un peu décevante, la Brute n’apparaît pas aussi souvent que les deux autres personnages ; pourtant, son personnage est aussi intéressant que les deux autres. Le film démarre par une triple introduction remarquable : le Truand, la Brute, le Bon, présentés chacun (dans cet ordre) par quelques minutes remarquables les mettant en scène. C’est d’ailleurs là qu’on remarque que le Bon et le Truand sont plus ou moins en affaires, ensemble : le Bon livre le Truand aux autorités, qui se chargent de le pendre pour ses crimes. Après que le Bon ait empoché l’argent de la prime, il libère le Truand en tirant sur la corde de pendu, la sectionnant net et le permettant de s’enfuir…

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Bientôt, le Bon va être mis dans la confidence d’un trésor qui serait enfoui dans un vieux cimetière…Le Truand, avide d’argent, se lance aussi sur la piste de cet or. De même que la Brute, officier de l’armée confédérée (les Sudistes, ceux qui, au passage, ont paumé la guerre de Sécession). Après moult péripéties, les trois hommes se retrouveront, au cours d’un final dantesque, anthologique (la meilleure scène de tout le cinéma Leonien), dans le vieux cimetière, pour un duel au sommet. Le gagnant empoche l’or… Ceux qui ont vu le film remarqueront que je ne rentre pas dans les détails du film. Ca serait manquer de respect à ce chef d’œuvre que de le décortiquer en totalité. J’espère seulement ne pas avoir foiré le résumé !! Je m’en voudrais beaucoup.

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Avec son cortège de scènes cultes (le cimetière, la triple intro, le pont, la traversée du désert), sa musique sublimissime du maestro Morricone, son interprétation jubilatoire (Eli Wallach est carrément grandiose, mon personnage préféré des trois ‘héros’), sa réalisation fulgurante, ce film est sans conteste un des westerns les plus réussis qui soient. Pas mon Leone préféré (j’adore par dessus tout les trois films de la série ‘Il Etait Une Fois’), mais le summum de la ‘trilogie des dollars’ ! Rarement Eastwood aura été aussi bon dans un western, même si son personnage est le moins charismatique (parce que ‘simple’, silencieux au possible) des trois. Enfin, c’est relatif : un Bon, face à une Brute et un Truand, n’a pas besoin de beaucoup de psychologie…C’est limite manichéen, on sait tous que le Bien l’emporte sur le Mal, à la fin.

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Le film est proposé, en DVD, dans une version longue inédite. Si celle-ci est excellente, je proscris absolument de la voir en VF, car les doubleurs, pour les scènes supplémentaires, ne sont pas les mêmes que ceux de l’ancienne version. Ca jure, ça fait vraiment moche. De toute façon, la VOST est plus que recommandée, elle est même diablement conseillée, et ce, quel que soit le film et la langue de tournage !Ultime mot pour en finir avec ce film : vous ne me croirez sans doute pas, mais c’est un chef d’œuvre.