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Spoilers !!

Réalisé en 1999 par Frank Darabont, La Ligne Verte est un film-fleuve (3 heures) adapté d’un roman de Stephen King. Le film comme le roman sont tous deux sensationnels. On trouve Tom Hanks, Michael Clarke Duncan, David Morse, James Cromwell, Gary Sinise (petit rôle), Graham Greene, Michael Jeter et Bonnie Hunt dans le casting de ce film émouvant et prenant. Frank Darabont, anecdote amusante, avait déjà adapté Stephen King en 1994 avec Les Evadés, également une histoire se passant dans une prison (mais sans aucun élément fantastique, cette fois) ! Le film se passe en 1935, bien que le prologue, la conclusion, et quelques scènes isolées se passent de nos jours, dans une maison de retraite. Car le film raconte les mémoires de Paul Edgecombe (Tom Hanks en 1935), gardien-chef de prison, responsable du bloc E, le secteur des condamnés à mort. La prison se situe en Louisiane.

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En 1935, arrive un condamné à mort, un géant de couleur, John Caffey (Coffey en VO), analphabète et apparemment un peu arriéré. Il est condamné à mort pour avoir tué et probablement agressé sexuellement deux gamines. En fait, il a été trouvé avec les deux cadavres dans les bras. Paul Edgecombe accueille Caffey comme n’importe quel autre prisonnier condamné à mort, avec respect et autorité, mais il sent que Caffey n’est pas un homme ordinaire : malgré sa grande carrure, il a peur du noir, est timide, apeuré, comme sur le point de pleurer en permanence. De ce fait, Paul et ses collègues (Brutal – David Morse, entre autres) vont se rendre compte peu à peu que Caffey n’est décidément pas un homme ordinaire…

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Magistralement interprété (Hanks, Morse et Clarke Duncan sont prodigieux), parfois drôle, mais le plus souvent terrassant de tristesse, d’émotion, The Green Mile est une adaptation tout simplement parfaite du roman du même nom, qui a d’abord paru (aux USA comme en France) sous la forme d’épisodes – 6 au total – avant d’être réuni en un seul tome.

Le roman aussi est très triste, mais l’image rend le tout encore plus poignant. Certaines scènes, cependant, sont vraiment drôles (mention spéciale aux conneries du condamné ‘Billy The Kid’, une teigne à peine sortie de l’adolescence, une vraie ordure qui en fait voir de belles à ses gardiens – mention plus que spéciale à la souris Mr Jingles, élevée par le condamné Edward Delacroix, et qui deviendra en quelque sorte la mascotte du bloc E et du film).

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Le film (et le roman) tient son nom du couloir central dans lequel, comme dans une pièce de théâtre, la quasi-totalité de l’action se passe : tapissé de linoléum vert, ce couloir mène, à gauche, vers les autres blocs (et la vie), et à droite, vers la salle abritant la chaise électrique, la Grande Friteuse Humaine, comma appelée dans le roman. Triste, lyrique, époustouflant, mélancolique, ce film est absolument merveilleux. On ne s’ennuie pas devant cette succession de sentiments qui nous envahit (on rit, on tremble, et on a souvent envie de pleurer). C’est une des plus parfaites adaptations de l’univers de King avec Carrie et Les Evadés. Magnifique.