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SPOILERS !

Bien qu’il ne figure pas parmi les films les plus connus de Belmondo, L’Alpagueur, réalisé en 1975 par Philippe Labro (écrivain célèbre,  également réalisateur des très réussis L’Héritier et Sans Mobile Apparent) est un de ses films les plus réussis. Vrai film d’action à la Bronson, et non pas un polar traditionnel, L’Alpagueur est également interprété par Bruno Cremer, Claude Brosset (habitué des films de Bébel), Jean Négroni et Patrick Fierry.

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Jean-Paul Belmondo y interprète un homme du nom de l’Alpagueur (son vrai nom n’est pas donné dans le film), un ancien chasseur de fauves depuis reconverti dans la chasse à l’homme. Bref, un mercenaire, engagé à prix d’or par deux fonctionnaires d’Etat français pour déjouer les plans d’une puissante organisation criminelle. L’Alpagueur va vite recevoir une nouvelle mission, pour laquelle il devra se faire enfermer en prison, pour obtenir des informations. Un redoutable braqueur de banque et tueur, L’Epervier (Bruno Cremer, glacial), accumule les casses. Sa technique : enrôler de jeunes délinquants, en faire ses complices, et les tuer une fois le casse accompli. Mais un de ces délinquants, Costa Valdès (Patrick Fierry) s’en sort, et s’il est impliqué en tant que complice, il n’en est pas moins une victime de l’Epervier.

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L’Alpagueur, devant retrouver et mettre hors d’état de nuire l’Epervier, va devoir compter sur ce jeune homme, enprisonné, qui en sait plus sur l’Epervier qu’il ne le devrait… Et si, derrière l’Epervier se cachait quelque chose de plus grand et dangereux ?

L'Alpagueur contient quelques scènes vraiment remarquables, notamment une hilarante scène dans laquelle Bébel compromet des politiciens véreux en vaporisant du gaz hilarant dans la caravane dans laquelle ils se donnent rendez-vous pour leurs affaires louches. Crises de rires épuisantes pour les ripoux, qui sombrent littéralement d'épuisement et n'ont plus qu'à se faire ramasser gentiment par les flics !

Très bien réalisé (Labro n’est pas un virtuose, mais c’est efficace), superbement bien interprété par un Bébel au sommet de sa forme et par Bruno Cremer dans un rôle d’ordure totale au regard glaçant, L’Alpagueur est un classique du cinéma populaire français des seventies.

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Dans ce film, Bébel chique au Bronson, son personnage a des scènes vraiment musclées (cascades faites par Bébel ; toujours), et l’action, surtout vers la fin, est non-stop. Suspense assez savant, scénario très bien ficelé, seconds rôles remarquables (Claude Brosset en gardien de prison à la solde d’un caïd emprisonné), musique très bonne de Michel Colombier…Un très bon film populaire, un des meilleurs films de Belmondo, de loin. Et de sa meilleure période, 1975-1976, pendant laquelle il sortit aussi les deux immenses Peur Sur La Ville, Le Corps De Mon Ennemi. Un film à voir.