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SPOILERS…

 

En 1983, John Carpenter réalise une adaptation d’un roman de Stephen King. Christine est probablement une des meilleures adaptations cinéma de l’œuvre de King, et est interprété par Keith Gordon, John Stockwell, Alexandra Paul, Harry Dean Stanton, Roberts Blossom et Robert Prosky. Produit par Richard Kobritz, le film passionnera les amateurs de bagnoles, de Carpenter et de Stephen King. Cependant, j’avoue ne pas considérer le roman initial (écrit en 1983, l’année même de la sortie du film : ça a été rapide !) comme un de mes préférés du King de l’épouvante. Parce que je n’aime pas du tout les voitures (disons que, contrairement aux mecs habituellement fanatiques de voitures – et de foot, et j’aime pas non plus le foot -, je ne suis pas fanatique de voitures du tout : si on me montre une Ferrari, je répond bah oui, c’est une caisse, quoi ! 4 roues, des portières et un moteur !).

 

 

 

 

 

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Cependant, le roman est très bien écrit (je le reconnais), et le film, très bien adapté de ce roman. Les personnages sont attachants (pas tous : Darnell, le garagiste, est un salaud total, Buddy Repperton est la brute de l’école, et dans le roman, Roland LeBay est mystérieux et antipathique). Parlons de Roland LeBay, qui, dans le roman, vend la bagnole au personnage d’Arnie. Dans le film, exit Roland LeBay, mais bonjour George LeBay, qui a la même attribution (on change le nom, en fait – ou plutôt, il est fait allusion à un frère de George LeBay, mais on ne connaît pas son nom). Dans le roman, George LeBay existe, c’est le frangin de Roland, et il met en garde les héros au sujet de la voiture.

 

 

 

 

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L’histoire ? La voilà : l’action se passe en 1978 (même si le prologue se passe sur la chaîne de montage des Plymouth Fury, en 1957, à Detroit), dans une petite vile tranquille (dans le roman, Libertyville, Maine). Arnie Cunningham (Keith Gordon) est un lycéen banal. Binoclard, boutonneux, gauche, souffre-douleur des brutes de l’école, il a pour meilleur ami Dennis Guilder (John Stockwell), qui est tout son contraire : beau gosse, joueur de football américain de l’école, il a du succès avec les filles, a plein de copains, etc… Des mecs comme Arnie et Dennis, on en trouve dans tous les lycées.

 

 

 

 

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Un jour, alors que Dennis raccompagne Arnie chez lui en voiture, Arnie tombe en amour total avec une voiture en ruines, qui prend la rouille dans un terrain adjacent à une bicoque également en ruine. La voiture est une Plymouth Fury de 1958 (même modèle, bien sûr, que dans le roman), rouge avec bandes blanches. Si elle n’était pas aussi déglinguée, elle pourrait être superbe. Arnie désire plus que tout l’avoir, et il l’achète à son propriétaire, le très étrange George LeBay (Roberts Blossom), pour 250 dollars. Malgré les conseils avisés de Dennis, qui est atterré de voir Arnie claquer son pognon dans pareille ruine.

 

 

 

 

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Arnie tient bon, et installe Christine (c’est le surnom que LeBay avait donné à la voiture) chez Darnell’s, un garage dans lequel on peut réparer soi-même sa voiture. Darnell (Robert Prosky), le propriétaire, est même un gros con d’exploiteur. De jour en jour, Christine, grâce aux soins d’Arnie (qui change complètement lui aussi) va retrouver une seconde jeunesse. Arnie, lui, va changer du tout au tout, va devenir agressif, entreprenant. Un jour, Buddy Repperton, la brute du lycée, qui en a après Arnie, décide de zigouiller la bagnole avec ses copains. Christine sera rapidement réparée, et, assez bizarrement, quelques nuits plus tard, on retrouvera les corps des agresseurs de la voiture…Car Christine est ‘vivante’, hantée, et apparemment, c’est dès sa création en chaîne de montage en 1957 qu’elle cause des problèmes…

 

 

 

 

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C’est amusant : autant le roman initial de King ne fait vraiment pas partie de mes romans préférés de King, autant le film fait partie de mes Carpenter préférés (à défaut d’être un des meilleurs de ce réalisateur). Certes, ça a un peu vieilli, mais ça reste vraiment bon, les acteurs (à commencer par Keith Gordon, impressionnant, regard de fou à la fin du film) sont excellents, et le film respecte totalement le roman (hormis le personnage absent de Roland LeBay). C’est vraiment une des meilleures adaptations de l’univers de Stephen King. Rempli de chansons rétro (l’autoradio de Christine ne capte que de vieilles chansons de rock’n’roll à la Eddie Cochran ou Jerry Lee Lewis – hey, normal, rock’n’roll is here to stay !), le film est vraiment à voir, même si, comme moi, on n’aime pas les bagnoles. Car c’est à cause de ce manque d’intérêt pour les ‘quatre-roues’ que je n’aime pas trop le roman initial (pourtant, j’aime bien Roadmaster, autre roman de King mettant en scène une voiture)…