1227886990_king_kong_0

Spoilers !

Ce remake du film de 1933 (de Cooper et Schoedsack) est réalisé par John Guillermin, et interprété par Jeff Bridges, Charles Grodin et Jessica Lange. Sorti en 1976, magnifiquement mis en musique par John Barry (une bande-son parfois terrifiante, parfois poétique), ce King Kong obtiendra un très gros succès, et on fera même une suite (par le même réalisateur), intitulée King Kong 2, stupéfiante de nullité. Ce film a pris un coup de vieux en ce qui concerne l’animation du gros singe. L’histoire, en elle-même, est totalement différente de celle du film de 1933 (et du film de 2005 de Peter Jackson, par la même occasion). Le King Kong de Guillermin est bien ancré dans les seventies.

18467327

Fred Wilson (Charles Grodin), travaillant dans l’industrie du pétrole, met en place une expédition destinée à aller chercher du pétrole situé sur une île perdue, inexplorée, Skull Island. Wilson est persuadé qu’il trouvera du pétrole là-bas. Avec lui se trouve le jeune savant Jack Prescott (Jeff Bridges), très intéressé par Skull Island en elle-même, et qui part avec l’expédition pour étudier l’île. En chemin, ils récupèrent Dwan (Jessica Lange), unique rescapée d’un naufrage. Arrivant sur Skull Island, ils découvrent que l’île est habitée par une peuplade d’indigènes sembant vouer un culte à un dieu qu’ils appellent Kong. Voyant la blondeur des cheveux de Dwan, ils l’enlèvent, pour la donner en sacrifice à Kong, lequel s’avère être un immense singe. Le roi Kong. Kong enlève Dwan, et l’emmène avec elle dans la jungle (qui contient des dinosaures – niveau détails, c’est comme dans le film de 1933 !), tandis que Wilson et Prescott partant à sa recherche…

18467294

Ils finissent par retrouver Dwan saine et sauve et à capturer Kong vivant (Kong semble être réellement tombé amoureux de Dwan, il ne lui a fait aucun mal, et elle ne semble pas trop traumatisée par cette expérience). Ramenant le singe à New York, Wilson a pour intention de le montrer comme attraction. Mais le singe, au cours de la première du show, s’enfuit, et sème la panique à New York avant de grimper tout du haut du World Trade Center, non sans avoir auparavant récupéré Dwan…Une escadrille aérienne causera sa mort…

18467316

Par rapport à la version originale (et à celle de Jackson), on sent bien le renouveau, du à la période durant laquelle le fil a été fait : plus d’Empire State Building, mais le World Trade Center (les voir en film, ces deux tours, après le 9/11, ça fait tout drôle). Plus d’expédition destinée officiellement à tourner un film, mais une expédition pour le pétrole. L’animation du singe est plutôt sympa, réussie, mais c’est, il faut bien le dire, nettement moins réussi que pour les deux autres films. On n’a pas la poésie du film de 1933, et il n’y à pas la maîtrise technique incomparable du film de 2005. Ceci dit, on regarde ce King Kong avec beaucoup de plaisir, et ses différences scénaristiques par rapport aux deux autres films le rend encore plus sympa et culte.

18467321

Perso, si le film de Jackson et le film de 1933 sont les meilleurs, j’avoue avoir beaucoup d’affection pour le King Kong de Guillermin. Ce fut, de plus, le premier King Kong que j’ai vu, et il m’avait terrifié à l’époque (j’étais gosse). Je possède aussi la bande-son en vinyle, et je peux vous assurer que cette musique, à la fois terrifiante et sublime, a bercé une bonne partie de mon enfance ! Pour ça aussi, j’adore malgré tout ce film. Hail To The King !