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SPOILERS !

 

 

 

 

 

Paul Verhoeven, le Hollandais Violent, signe son premier film hollywoodien en 1987, Robocop (son film précédent, La Chair Et Le Sang de 1985, fut une copoduction entre les USA, l’Espagne et la Hollande). Ce premier film américain fut un succès monstrueux, qui engendrera deux suites et une série TV (exception faite d’un Robocop 2 de Irvin Kershner plutôt sympathique, rien de bon à se mettre sous la dent dans les suites et dérivés de ce film).

 

 

 

 

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Extrêmement violent (on reconnaît bien là le style Verhoeven) et sanglant, Robocop est un film de SF et d’action d’une grande force et d’une grande brutalité. L’action se passe dans le futur, près de l’an 2000, à Detroit. La ville est ravagée par la criminalité, la corruption. Une puissante corporation dirige totalement la ville (et la police). Dick Jones (Ronny Cox), de la Corporation, conçoit une machine, qu’il baptise ED-209, un robot-policier capable d’éradiquer la violence dans la ville. Mais pendant la démonstration de son robot en conseil d’administration, ED-209 perd les pédales et tue un des employés. Le Vieux (Dan O’Herlihy), qui dirige la Corporation, refuse de donner les crédits de construction à Jones, et accepte la proposition de Bob Morton (Miguel Ferrer), un jeune employé et rival de Jones.

 

 

 

 

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Pendant ce temps, un jeune flic, Alex Murphy (Peter Weller) arrive à Detroit, dans un quartier chaud. Il est mis en équipe avec Anne Lewis (Nancy Allen), avec qui il devient rapidement ami. Mais le jour de son incorporation, alors que lui et Lewis sont sur la piste de dangereux braqueurs, ils tombent en embuscade par ces braqueurs. Leur chef, Clarence Boddicker (Kurtwood Smith, immense en ordure), bute Murphy après l’avoir bien fait tabasser et blesser par ses copains Leon (Ray Wise), Emil (Paul McCrane) et Jesse (Leeza Gibbons).

 

 

 

 

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Murphy, conduit à l’hôpital, meurt immédiatement, mais son corps est récupéré par la Corporation (ou plutôt par Morton). Grâce à ce cadavre, Morton va pouvoir concevoir son projet pour concurrencer Jones et éradiquer la violence à Detroit : Robocop, un cyborg doué d’intelligence. Une fois conçu et testé, Robocop est envoyé au poste de police qui fut autrefois celui de Murphy. Lewis reconnaît quasi instantanément Murphy sous le casque froid du cyborg, mais le cyborg n’a plus vraiment de mémoire (il la retrouvera par la suite dans une scène superbe), il est juste une arme surpuissante… De son coté, Jones, ulcéré par la réussite de Morton, le fait tuer. Pas par n’importe qui : par les hommes de Boddicker. Car Boddicker est en fait son complice, son associé. Très vite, Jones va lancer les hommes de Boddicker sur les traces de Robocop. Mission : le détruire…

 

 

 

 

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Très violent par moments (comme la scène de la mort de Murphy, incroyablement graphique ; celle de la démonstration d’ED-209 est gore aussi, et la fin, n’en parlons pas, pauvres Emil et Clarence…), le film est totalement jubilatoire. Comme il le fera par la suite pour son Starship Troopers, Verhoeven a placé dans son film des passages publicitaires et informatifs (les journaux du futur, les pubs du futur), faisant de Robocop un film assez descriptif du futur, et assez crédible. Le film démarre d’ailleurs par un flash d’information. Remarquablement interprété, musclé, efficace, doté d’un humour très noir, et de méchants vraiment cruels et flippants (Jones, Boddicker), le film est un classique absolu de la SF d’action, et un des meilleurs films de Popaul le Batave. A voir à tout prix, c’est totalement grandiose et, à l'instar de la réplique finale (Appelez-moi Murphy !), totalement culte !