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Spoilers…

 

 

 

 

 

En 1989, Ridley Scott sort un de ses meilleurs films, mais aussi un de ses films les moins estimés (malheureusement), un polar d’enfer avec Michael Douglas, Black Rain. Vraiment sombre, le film est également interprété par Andy Garcia, Kate Capshaw, Ken Takakura, Yusadu Matsuda et John Spencer. Doté d’une superbe musique de Hans Zimmer (et rempli d’excellentes chansons, notamment la chanson du générique, I’ll Be Holding On par Gregg Allman, du groupe The Allman Brothers Band – une chanson tout simplement grandiose), le film est vraiment superbe.

 

 

 

 

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Nick Conklin (Michael Douglas) et Charlie Vincent (Andy Garcia) sont deux flic de New York. Le premier est un flic aguerri, cynique, motard, qui n’hésite pas à cogner. Le second est son co-équipier, jeune, pas encore désilusionné par le métier. Alors que Nick est en plein dans les emmerdes (il est suspecté d’avoir reçu des pots de vins, et l’IGS lui colle au cul), mes deux hommes, dans un restaurant, remarquent un vieux Japonais en conversation assez animée, et en japonais, avec d’autres Japonais, aux allures de mafiosis. D’ailleurs, ce sont des yakuzas, et l’un d’entre eux, Sato (Yusadu Matsuda, qui décèdera peu après le tournage, d’un cancer dont il souffrait déjà pendant le tournage – ça rend ses scènes assez intenses, car il souffrait beaucoup), tue le vieillard, après lui avoir volé une boite rectangulaire assez étrange.

 

 

 

 

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Nick et Charlie se lancent à la poursuite de Sato, qu’ils coincent et embarquent au poste. Sato, qui ne parle pas la langue, doit être renvoyé au Japon, par demande expresse de l’ambassade japonaise, et Nick et Charlie sont chargés de l’escorter. Une fois à Osaka, dans l’avion, Nick et Charlie remettent Sato à des flics…qui s’avèrent être des yakuzas déguisés. Afin de ne pas passer pour des billes, Nick et Charlie décident de pister Sato dans Osaka, mais ne pourront le faire qu’à condition d’être chaperonnés par un flic local, Masahiro (Ken Takakura)… Un soir, à la sortie d’un night-club, Nick et Charlie sont pris à part par de curieux motards, et l’un d’entre eux, qui n’est autre que Sato, tue Charlie. Désormais seul, Nick jure alors de venger Charlie, et se lance à la recherche du yakuza. Seul contre tous, un étranger au pays du soleil levant, la rage au ventre…

 

 

 

 

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Franchement, c’est un des meilleurs films de Ridley Scott. Et même mieux : pendant 11 ans (jusqu’à ce que Scott fasse Gladiator, en 2000), ce sera le dernier grand film de ce réalisateur, auteur de pas mal de classiques (Blade Runner, Duellistes, Alien, Gladiator, Legend, American Gangster), mais aussi auteur de quelques naufrages (A Armes Egales, Lame De Fond, Hannibal). Michael Douglas est parfait en flic cynique, brutal, pas très honnête sur les bords (on le suspecte d’avoir touché de l’argent sale, et il l’avoue à son homologue nippon), mais cependant sympathique. Une sorte de Dirty Harry, un flic jusqu’auboutiste, qui n’hésite pas à sortir l’artillerie, seul contre la mafia nippone.

 

 

 

 

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Andy Garcia est dans un de ses meilleurs rôles avec Les Incorruptibles et Ocean’s Eleven. Dans la peau de ce jeune fic pas encore touché par la corruption, il est parfait, touchant. Ken Takakura est excellent, il symbolise bien le sens de l’honneur à la japonaise. Yusadu Matsuda est impressionnant en yakuza cruel, au regard froid. Kate Capshaw, en occidentale règnant sur un night-club oriental, est un peu effacée, mais pas énervante comme elle l’était dans le second Indiana Jones.

 

 

 

 

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Avec sa musique magistrale (et sa chanson de générique qui l’est autant), son scénario efficace et sa réalisation qui insiste bien sur le coté sombre de l’intrigue, Black Rain (le titre du film est expliqué vers la fin, et c’est une histoire vraie que celle que le mafioso nippon raconte à Nick Conklin à ce sujet) est un classique du thriller. Vraiment époustouflant ! Ce fut, pour l’anecdote finale et sans intérêt (l’anecdote à la con), mon premier DVD. Je l’ai toujours, bien entendu !