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SPOILERS…

En 1998, Robert Redford décide d’adapter un best-seller de Nicholas Evans, The Horse Whisperer, et réalise, donc, L’Homme Qui Murmurait A L’Oreille Des Chevaux. Incontestablement son plus grand film en tant que metteur en scène, le film est interprété par Redord lui-même, mais aussi par Kristin Scott-Thomas, Sam Neill, Scarlett Johansson (encore adolescente), Chris Cooper et Dianne Wiest. Doté d’une musique sublimissime de Thomas Newman et Guil Owen (avec une chanson country en son milieu, dont j’ignore le nom, mais qui est vraiment belle), le film est un vibrant hommage envers la Nature. Redford est un amoureux de la nature et des chevaux, il suffit de voir ses autres films pour s’en convaincre. Ici, il dresse un film certes long (2h45), mais jamais ennuyeux, qui fait penser au meilleur de Malick par moments (Les Moissons Du Ciel), tout en étant également un film romantique bien dans le style Redford.

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Grace McLean (Scarlett Johansson), une adolescente de 13 ans issue d’un milieu plutôt aisé (sa mère est rédactrice en chef d’un magazine de mode à New York), décide, un beau matin d’hiver, de partir faire une virée avec sa meilleure amie et leurs chevaux respectifs. Le cheval de Grace s’appelle Pilgrim.

Au cours de leur petite ballade innocente, à cause de la neige, un accident arrive, qui sera fatal à l’amie de Grace et à son cheval : un semi-remorque leur passe dessus. Grace, elle, est sauvée, ainsi que Pilgrim, mais les deux sont dans un triste état. Grace doit se faire amputer d’une jambe, et Pilgrim, blessé, est ravagé psychologiquement parlant.

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Pourtant, malgré les conseils de la vétérinaire, Annie (Kristin Scott-Thomas), la mère de Grace, se refuse à faire abattre Pilgrim, persuadé qu’il doit bien y avoir un moyen de sauver le cheval, et également de redonner à sa fille le goût à la vie. Elle apprend, par un article, qu’il existe des Chuchoteurs, des hommes sachant parler aux chevaux, les dresser, les soigner, des sortes de psys pour chevaux. Tom Booker (Robert Redford), vivant dans le Montana, en est un. Malgré un premier contact téléphonique plutôt raté, Annie, avec la bénédiction de son mari Robert (Sam Neill), décide d’emmener Grace et le cheval dans le Montana, pour demander à Booker de soigner Pilgrim. Booker, voyant Annie McLean arrivée à l’improviste avec un van, ne peut qu’accepter, et la thérapie pour soigner le mental de Pilgrim commence alors. Grace et Annie vont également se faire à la dure, mais sublime, vie dans les grands espaces du Montana, loin de tout…

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Un film sublime, riche en images inoubliables (le Montana est sans aucun doute un des plus beaux coins des USA), et porté par des acteurs prestigieux au sommet de leur art. Emouvant, même très émouvant (voilà vraiment un exemple de film lacrymal, même si je n’ai jamais chialé devant), The Horse Whisperer est une excellente adaptation du best-seller de Nicholas Evans, un roman vraiment remarquable lui aussi, et dont la fin est, cependant, différente de celle du film (elle est tragique pour un des personnages). Beauté visuelle totale, histoire touchante, scènes admirables (dont une scène pourtant très dure d’accident, vraiment marquante et violente – et réaliste), acteurs parfaits (mention spéciale à la jeune Scarlett Johansson et à Chris Cooper, mais le duo principal est fantastique)…Voilà donc un vrai classique, une sorte de western moderne, le meilleur film réalisé par Redford.