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Spoilers…

Premier volet d’une trilogie (dont les films sont tous indépendants) continuée avec L’Eclipse (1961) et La Nuit (1962), L’Avventura, réalisé en 1960, est un des films les plus importants (si ce n’est le plus important) de Michelangelo Antonioni. C’est également un des plus grands films italiens de l’Âge d’Or cinématographique de ce pays (années 50-70). Ce fut, aussi et surtout, un film qui fut très froidement accueilli à Cannes par le public, mais unanimement considéré par les spécialistes comme un monument total. Monica Vitti, Léa Massari, Gabriele Ferzetti sont les acteurs principaux de ce film mythique et envoûtant, jamais longuet malgré une longueur de 140 minutes. Filmé dans un noir & blanc sublime, en décors naturels, le film est imprégné d’une atmosphère étrange, mais reste avant tout une histoire d’amour impossible.

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Plusieurs amis sont en croisière au large de la Sicile. Parmi eux, Anna (Léa Massari, brune), une jeune femme oisive, et son mari architecte, Sandro (Gabriele Ferzetti). Au cours d’une escale sur une petite île rocailleuse et sauvage, où ils s’arrêtent pour déjeuner, Anna disparaît brusquement. Un groupe de recherche est organisé, et, peu à peu, Sandro et l’amie d’enfance d’Anna, Claudia (Monica Vitti, blonde), se rapprochent. Jusqu’à devenir totalement amants…

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Un des personnages principaux du film disparaît comme ça, pour ne jamais plus revenir par la suite. On pense à un film de la même année, Psychose d’Alfred Hitchcock, a ceci près que dans le film d’Hitchcock, on sait pourquoi Marion Crane/Janet Leigh disparaît ! Ici, le personnage de Léa Massari disparaît, peut-être (probablement) tombé en mer, noyé. Les recherches s’organisent, mais la naissance d’un amour entre le mari et l’amie de sa femme fait que, bientôt, le film ne se préoccupe plus trop de savoir où est Anna.

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Magistralement interprété (Monica Vitti, sublime, est remarquable, elle illumine le film) et réalisé, L’Avventura est le sommet de la filmographie italienne d’Antonioni, et probablement même de toute la filmographie de ce cinéaste décédé en été 2007, en même temps (cruel destin) que Ingmar Bergman et Michel Serrault. Le titre du film donnera, hélas, lieu à une chanson de Stone et Charden, que vous serez bien gentil d’oublier à tout jamais ! Classique des classiques, ce film est à voir absolument !