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SPOILERS…

En 1975, alors qu’il est dans sa veine comique, Woody Allen réalise un film aujourd’hui assez méconnu, mais pourtant faisant partie de ses meilleurs, j’ai nommé Guerre Et Amour. Ce film, qui semble avoir pris pour inspiration l’œuvre de Tolstoï, est interprété par Woody Allen et Diane Keaton. On y trouve aussi Olga-Georges Picot, Jessica Harper et Howard Vernon. L’action de ce film se passe en Russie, durant les guerres napoléoniennes. Boris Grushenko (Woody Allen) est un homme chétif et érudit, qui préfère se plonger dans le savoir plutôt que de combattre au front. Il en pince très fort pour Sonja (Diane Keaton), mais apprend que celle-ci doit bientôt épouser un vendeur de poissons. Boris, atterré, est alors obligé de s’engager dans l’armée, ne pouvant plus compter sur un mariage pour se sauver la mise…

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Très drôle (mais ce n’est pas un humour burlesque, ceux qui connaissent le cinéma de Woody Allen savent bien de quel genre d’humour il s’agit ici), Love And Death est rythmé par une musique superbe de Prokofiev (ce qui est totalement de circonstance), et s’inspire à la fois du roman-fleuve Guerre Et Paix de Léon Tolstoï que des films de Ingmar Bergman et Eisenstein.

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Le film est aujourd’hui bien moins connu que les classiques absolus et universels que sont Manhattan, Annie Hall, Meurtre Mystérieux A Manhattan ou La Rose Pourpre Du Caire, mais au moment de sa sortie, ce film, vu comme une critique cachée de la guerre du Vietnam (qui se finissait alors, et restera un profond traumatisme), marcha assez bien au box-office. Il n’a pas à rougir face aux autres films de Allen, même si les films suivants (à partir de Annie Hall, très bientôt abordé ici) seront plus graves (le summum sera atteint en 1978 avec le très bergmanien et austère Intérieurs).

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Woody Allen est assez cocasse, Diane Keaton est charmante, et les autres acteurs (dont Jessica Harper, qui venait de tourner Phantom Of The Paradise de DePalma) sont très bons. La réalisation est on ne peut plus simple, et le film aligne quelques passages vraiment extraordinaires. Dans l’ensemble, Guerre Et Amour, qui figure parmi mes favoris du réalisateur à lunettes, est un excellent cru allenien. A voir absolument, quoi !