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Spoilers…

Réalisé par Christophe Barratier en 2004, Les Choristes est un remake d’un film des années 40, La Cage Aux Rossignols. Interprété par Gérard Jugnot, François Berléand, Kad Mérad et par une foule d’enfants très talentueux (dont Jean-Baptiste Maunier, révélé par le film), le film est magnifique, et sera un très très gros succès en France (et même un joli succès mondial).

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En 1948, Clément Mathieu (Jugnot), professeur de musique au chômage, accepte un poste de surveillant dans un pensionnat, ou plutôt, un internat de rééducation pour mineurs, le « Fond de l’Etang ». L’établissement est dirigé d’une main de fer dans un gant de fer par Rachin (Berléand), un homme acariâtre et très sévère. Son credo ? Action/réaction : un élève fait une connerie, est insolent : la réponse de l’autorité est immédiate, à la hauteur de son insolence. Il est aidé en cela par le professeur de sport (Kad Mérad, remarquable comme tous les autres acteurs). Mathieu, voyant dans quelles conditions vivent les enfants, décide de changer tout ça, en organisant des cours de chant afin de les distraire (la musique adoucit les mœurs, il espère également adoucir Rachin et sa sévérité). La chorale réussit, malgré des débuts difficiles, et Mathieu parviendra à insuffler en ces enfants une très grande dose d’espoir en les faisant chanter dans sa chorale. Même Rachin se laissera légèrement emporter par la beauté de la musique…

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Emouvant, parfois drôle (mais ce n’est pas une comédie, la présence de Jugnot et Kad ne doit pas le laisser croire), Les Choristes est un film sublime, dont le seul défaut est d’être trop court (et aussi, d’être un petit peu rétro-poujadiste). Sorte de version musicale des Disparus De Saint-Agil, le film de Barratier est un succès public et commercial totalement justifié, remarquablement interprété (outre les adultes, les enfants jouent très bien, et chantent bien – Maunier, révélé par le film, a une vraie voix d’ange ; il ne l’a plus désormais, à cause de la mue adolescente).

Produit par Jacques Perrin (qui joue un rôle dans le film, celui de Morhange – Maunier – adulte), le film est à conseiller à tous ceux (et celles) qui veulent voir un vrai film de cinéma, un film poignant, beau, fort, et qui redonne espoir dans le cinéma français. Pour son premier film de long-métrage, Barratier réalise un coup de maître. Un coup de maître qui n’est plus le seul dans sa filmographie, car son second long-métrage, Faubourg 36, également avec Jugnot et Kad Mérad, est lui aussi une pure merveille d’émotions diverses.