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SPOILERS…

En 1981, Francis Veber réalise son plus grand film, son chef d’œuvre, qu’il ne parviendra plus à égaler (même si Le Dîner De Cons reste très drôle), j’ai nommé La Chèvre. Pierre Richard et Gérard Depardieu sont les acteurs principaux de ce film qui est également interprété par Michel Robin, André Vallardy et Corynne Charbit. La musique, signée Vladimir Cosma, est sympathique comme tout (la chanson Maybe In Time par Richard Sanderson l’est un peu moins, mais on ne la trouve que dans le générique, pas ailleurs), et le film aligne les gags comme un soûlaud aligne les bières.

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Alexandre Bens (Michel Robin), PDG d’une très importante entreprise qui porte son nom, apprend que sa fille Marie (Corynne Charbit) a disparu, alors qu’elle était en vacances au Mexique. La malheureuse a été kidnappée. Alors que le détective privé Campana (Gérard Depardieu), qui vient de revenir du Mexique pour son enquête sur cet enlèvement, lui apprend qu’il n’a rien pu tirer et revient donc bredouille, Bens est atterré, anéanti. Son conseiller, Meyer (André Vallardy), lui propose alors une hypothèse assez inhabituelle : la fille de Bens est du genre malchanceuse. Dès qu’il y à une tuile (la preuve, son voyage au Mexique), c’est pour elle. Mais au sein de l’entreprise, il y à un certain François Perrin (Pierre Richard), qui, lui aussi, est un scoumounard totalement incurable. Selon Meyer, il suffirait d’envoyer Perrin au Mexique, et comme il est d’une malchance aussi poussée que celle de la fille de Bens, il y aurait donc de très grosses chances qu’il suive le même parcours qu’elle. Meyer et Bens parviennent (difficilement) à convaincre Campana de repartir au Mexique en emmenant Perrin avec lui…Campana, cartésien entêté, ronchon et costaud, va vite découvrir que la malchance totale existe vraiment : il n’arrive que des merdes à Perrin, de la plus insignifiante à la plus énorme…

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Riche en gags et en situations cocasses, ce film est vraiment une bombe hilarante. Que ce soit en se prenant une porte d’aéroport en pleine gueule, une paille dans le nez (en visant mal), un râteau par une pute d’hôtel (pourtant là pour accueillir les dragueurs) ou un contrôle policier qui tourne mal, Pierre Richard est hilarant (et pathétique, aussi, de par sa naïveté, sa bonhommie, sa résignation à son sort) en scoumounard absolu. A coté, Gérard Depardieu, dans le premier des 3 films qu’il fera avec Richard (viendront Les Compères et Les Fugitifs) est également parfait dans le rôle du mec un peu brutal, ronchon, colérique, irritable. Ah, au fait, pour l'anecdote, quand dans un film de Veber, vous avez le personnage de Perrin, c'est que le héros est un malchanceux. Quand vous avez, comme dans Le Dîner De Cons, le personnage de Pignon, c'est que c'est un pauv' con sympathique ! De même, Campana est le mec irritable, et Lucas (Les Fugitifs), la brute.   

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La Chèvre est une comédie vraiment culte, qui me fera toujours autant marrer. Je l’ai vu au moins une trentaine de fois, et je sais que je le reverrai encore un bon nombre de fois, sans lassitude. Certaines scènes, comme le passage à tabac par les flics, le vieil indien brûlé au troisième degré sur son lit d’hosto, ou les sables mouvants, sont vraiment remarquables. Vraiment le chef d’œuvre de Francis Veber, un réalisateur qui, depuis, a coulé sous la médiocrité de ses films (son dernier bon film est Le Dîner De Cons, et après ce film, s’enquilleront les foirages, comme Tais-Toi !, La Doublure, et surtout cette merde abyssale et honteuse qu’est sa version de L’Emmerdeur).