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Spoilers…

Sorti en 1978, Damien – La Malédiction 2 est, comme son nom l’indique, le second volet de la trilogie de la Malédiction, débutée par Richard Donner en 1976 (achevée par Graham Baker en 1981). Ce second volet est de Don Taylor, et est, selon moi, quasiment aussi bon que le premier. Ca m’a toujours fait marrer, le titre de ce film : Damien. En effet, c’est mon prénom. Mais je vous rassure, je ne suis pas l’Antéchrist (enfin, il ne me semble pas… je ne sais pas si c’est à cause du fait que je sois passé devant que cette église à cramé, l’autre jour) !

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Interprété par William Holden, Lee Grant et Jonathan Scott-Taylor (dans le rôle de Damien), le film se passe environ 8 ou 9 ans après les évènements du premier film. Souvenez-vous (si vous avez vu le premier film), à la fin du premier film, Damien, âgé d’environ 4 ou 5 ans, est orphelin, ses parents (adoptifs), les Thorn, étant tous deux morts. Damien est confié au frère de son père adoptif, Richard Thorn (William Holden), industriel influent et riche. Le début de ce second film montre Damien, environ 13 ans (Jonathan Scott-Taylor) qui vit, apparemment, en paix avec sa nouvelle famille, et le fils de sa nouvelle famille, son cousin Mark (Lucas Donat). Les deux adolescents sont envoyés dans une école militaire pour y faire leur éducation.

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C’est là que Damien va découvrir sa vraie nature, et va enfin comprendre pourquoi il se passe tant de choses bizarres quand il est présent…Accident lors d’une visite de l’usine, journaliste curieuse se faisant attaquer par des corbeaux, ascenseur devenant fou, glace qui se brise au cours d’un match de hockey…

Sans parler de l’intro du film, montrant le vieil excentrique du premier film, Bugenhagen (Leo McKern), à Jerusalem, découvrant, dans une grotte, des peintures montrant l’Antéchrist, avec un visage d’adolescent assez conforme à Damien (un éboulement met fin à sa vie au moment où il nomme ce qu’il voit sur les parois de la grotte)…

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Rempli de scènes angoissantes et très réussies (celle des corbeaux est si réussie que l’affiche du film est basée sur un corbeau), doté d’un scénario assez intéressant, le film est le pivot central (et pas seulement à cause de sa position de second volet d’une trilogie, ah ah) de la trilogie La Malédiction. Damien y découvre, comme je l’ai dit sa vraie nature, et découvre aussi que s’il existe des gens qui veulent sa mort à cause de ça, il y en à aussi (comme le sergent Neff – Lance Henriksen - , de l’école militaire, qui lui révèle même qui il est) qui veulent sa protection.

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Le petit garçon du premier film, avec son air innocent car non conscient de qui il était, est passé. Place maintenant à l’adolescent en pleine puberté, prenant peu à peu conscience de qui il est (le sourire et la pose supérieure de Damien, dans la dernière image du film, voir image ci-dessus, est éloquente). Le troisième film, le moins réussi malgré la présence de Sam Neill dans le rôle de Damien (La Malédiction Finale), le montrera âgé de 32 ans, et pleinement en possession de ses sinistres pouvoirs. Ce second volet est donc charnière, et reste aujourd’hui un film d’angoisse et d’horreur bien sous-estimé. La scène où Damien tue son cousin sans vraiment le vouloir est à la fois touchante et angoissante, il en hurle de détresse une fois son 'forfait' accompli. A voir ou revoir, donc !