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Spoilers…

En 1956, Alfred Hitchcock s’attaque au remake de son film anglais du même nom de 1934 (avec Leslie Banks et Peter Lorre), L’Homme Qui En Savait Trop surclasse largement son modèle. Interprété par James Stewart, Doris Day, Daniel Gélin, Bernard Miles et Reggie Nalder (l’assassin), le film est un modèle de suspense comme seul Hitchcock pouvait le faire. De plus, le film date de la meilleure période pour Hitch : 1955-1965. Période pendant laquelle il sortit, pêle-mêle, Sueurs Froides, Psychose, Les Oiseaux, La Mort Aux Trousses, Fenêtre Sur Cour…Et ce film, donc. Que des classiques !

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Alors qu’ils savourent des vacances au Maroc, Ben McKenna (James Stewart, sa femme Jo (Doris Day) et leur enfant font plusieurs rencontres, notamment celle d’un couple affable, les Drayton (Bernard Miles et Brenda De Branzies), avec qui ils sympathisent, et surtout d’un agent secret français, Louis Bernard (Daniel Gélin) qui se fait assassiner devant leurs yeux en pleine ville. Il a tout juste le temps de dire à l’oreille de Ben « Ambrose Chapel » avant de mourir. Plus tard dans la même journée, leur enfant est enlevé, mystérieusement. Ben et Jo (surtout Ben, Jo étant ravagée par le rapt de leur enfant) pensent qu’entre la mort de cet espion, ces derniers mots qu’il lui a soufflé à l’oreille, et l’enlèvement subit de leur fils, tout se relie. Et il va mener son enquête, enquête qui le mènera à Londres…

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Riche en suspense, doté de scènes totalement cultes (la recherche d’Ambrose Chapel, ou plutôt, de l’Ambrose Chapel, car ce que Ben croyait être le nom d’une personne est en fait le nom d’un lieu de culte protestant londonien ; la scène du Royal Albert Hall ; la fin, sublime ; le prologue marocain ,exotique au possible), L’Homme Qui En Savait Trop cuvée 1956 est un des meilleurs films de Hitchcock.

James Stewart y est fantastique, Doris Day (qui chante la très célèbre et belle chanson Que Sera, Sera à plusieurs reprises dans le film) est parfaite aussi, et le film contient deux petits rôles pourtant très importants, joués par Daniel Gélin (excellent, mais on ne le voit pas assez) et Reggie Nalder (le tueur du Royal Albert Hall), un acteur au visage inoubliable, une face de rat (littéralement), et que l’on retrouvera en tueur au gilet jaune dans L’Oiseau Au Plumage De Cristal de Dario Argento (et en maître vampire Barlow dans Les Vampires De Salem de Tobe Hooper).

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Puissant, rempli de suspense, doté d’un humour assez noir (une des constantes dans les films de Hitchcock, avec les faux semblants et la romance) et visuellement très beau (bien que daté, le film a dépassé les 50 balais tout de même !), The Man Who Knew Too Much est un classique. Un de mes Hitchcock préférés avec Psychose, Sueurs Froides, Frenzy et le monument absolu du Maître du suspense La Mort Aux Trousses (qui sera bientôt abordé ici comme il se doit).