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SPOILERS !!

 

Voici venu (enfin) le temps de parler du plus grand film de John Carpenter, j'ai nommé New York 1997. Film d'action tout autant que de science-fiction, jouissif de bout en bout, barbare et débridé, le film s'est imposé, au fil des années (et ce, en dépit de la date maintenant périmée de l'action du film...) comme un grand classique du cinéma couillu. C'est aussi le role le plus emblématique de Kurt Russell : Snake Plissken. Petit rappel de l'histoire ? Allez : L'action se passe en 1997 (ah ! bon ? Ben ça alors !), à New York (noooon ? C'est vrai ?). Bon, arretons les conneries. En 1997, la criminalité a tellement augmenté aux USA que la ville de New York a été dépeuplée et transformée en gigantesque ville-prison, entourée de barbelés et dont toutes les voies d'accès (tunnel du New Jersey, ponts) ont été minés. Liberty Island sert de centre de controle. La Big Apple (plutot Pomme Pourrie, maintenant) est donc un énorme zoo humain où évoluent tous les pires criminels, condamnés à perpétuité dans cette prison.

 

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Air Force One, l'avion présidentiel, est détourné par des pirates de l'air. Le Président (Donald Pleasence) est évacué dans une capsule de sureté, qui se pose en catastrophe dans New York. Bon, l'avion aussi, mais lui, il fait des dégats. Le Président se rendait à une réunion internationale extrèmement importante, et a sur lui une mallette contenant des documents précieux pour la paix dans le monde. Apprenant la nouvelle, les services de sécurité (dirigés par Hauk - Lee Van Cleef) se dépechent de réagir : il faut envoyer un homme pour récupérer le Président vivant et la mallette. Un émetteur qui se trouve dans la mallette permet de voir à peu près où se trouve le chef d'Etat.

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Hauk envoie un détenu venant d'arriver, condamné à perpète à New York, Snake Plissken (Kurt Russell et son bandeau sur l'oeil). Ce dernier accepte en échange de sa libération et l'absolution de tous ses crimes. Il a 24 heures pour retrouver le Président vivant et les précieux documents. Faute de quoi, au bout de 24 heures, les modules ayant été implantés dans son crane exploseront... Au cours de son périple new-yorkais, qui s'avèrera très mouvementé, Snake rencontrera divers criminels en puissance, dont certains (Ernest Borgnine, Harry Dean Stanton) s'allieront à lui pour l'aider à retrouver le Président. Il se rendra vite compte que le Président (et sa mallette) est aux mains d'un chef de gang remarquablement dangereux, le Duc (Isaac Hayes, remarquable compositeur qui ne signe pourtant pas la musique du film, car Carpenter do it himself very well), un géant Noir cruel et vicieux.

 

 

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Le temps imparti (24 heures) s'écoule, alors que la quète de Plissken pour retrouver le Président - et il doit etre vivant, en plus, et avec sa mallette, pour que Hauk fasse neutraliser les modules explosifs - devient de plus en plus difficile. Une traversée du pont de Brooklyn, miné, afin d'arriver au centre de controle, sera le point d'orgue d'une recherche harassante de Snake pour sauver sa vie. On imagine bien la fin : Plissken retrouve le Président et sa mallette, et le ramène au centre de controle. Il est immédiatement 'sauvé' (on neutralise les modules, à quelques secondes près il sautait) et on le gracie. Hauk va vers lui pour le remercier, il lui rétorque sèchement 'appelez-moi Plissken'...

 

 

 

 

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Ultra-violent (la mention 'tous publics' présent sur le DVD est vraiment scandaleuse), barbare - notamment une scène de baston vraiment saisissante - , jouissif, le film de Carpenter, maitre du cinéma fantastique (The Thing, Fog, Halloween), est un de ces jalons qui marquent au fer rouge le cinéma d'action. Réalisé en 1981, le film n'a pas vieilli, et est meme de plus en plus efficace...ce qui n'est pas le cas de son remake/suite, Los Angeles 2013, que John Carpenter a réalisé en 1996, vraiment moyen. Un film exceptionnel, que je comptais aborder ici depuis longtemps. Un de mes films cultes. Grandiose.