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SPOILERS ! (enfin, si je peux dire, parce que ces spoilers, dans ce genre de films, c’est pas vraiment du style la grande révélation de la mort qui tue fatalement, mais bon, moi, je mets ‘spoilers’ à chaque fois par habitude, et pis si vous êtes pas content, y à Un Cas Pour Deux qui repasse à la TV, vous savez, moi je préfère prévenir que l’article va bien parler du film et pas juste le survoler, mais bon, je dis ça, je dis rien, hein)

Donc : SPOILERS !

Après avoir abordé des films aussi monumentaux que Il Etait Une Fois En Amérique, Le Cercle Rouge ou Stalker, me vient l’idée de parler un peu du cinéma pépère, de ces comédies françaises des années 70 qui n’ont sans doute pas très bien vieilli maintenant, mais ont le pouvoir de toujours me faire marrer quand je les revoit. Je parle, en gros, des films des Charlots, dont je suis fan (pas de tous leurs films, les derniers étant pourris, mais en tout cas de ceux allant jusqu’à 1980).

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Les Bidasses S’En Vont En Guerre, qui date de 1974 et est signé Claude Zidi, est probablement un de leurs meilleurs films, un de leurs plus drôles et cultes. Au moment de la réalisation de ce film, qui est la suite des Bidasses En Folie, les Charlots étaient encore au nombre de 4 (Jean-Guy Fechner, frère du producteur Christian Fechner, a quitté la bande en 1975, après Bons Baisers De Hong-Kong). Dans Les Bidasses En Folie, ils étaient encore 5, mais Luis Rego avait quitté la bande après le film, ne voulant pas continuer l’expérience cinématographique (rappelons qu’avant, les charlots étaient musiciens, et ont même accompagné Antoine sous le nom de Problèmes)…

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Le film se passe dans la région dijonnaise, dans une caserne militaire. Gérard (Rinaldi), Jean (Sarrus), Jean-Guy (Fechner) et Phil (Gérard Filippelli de son vrai nom) font leur service militaire, et snt constamment en prison, à cause de leur fainéantise et de leur immense propension à faire les cons. Le début du film les montre même en train de se faire couper les cheveux sous les regards insistants du colonel dirigeant la caserne (Paolo Stoppa) et du sergent Bellec (Jacques Seiler, habitué des films des Charlots), leur supérieur et souffre-douleur. Les 4 branquignols ne savent vraiment rien faire de leurs 40 doigts (ben oui, dix doigts par personne), et enquillent les conneries : séance de tir qui vire au délire, corvée de lessive calamiteuse, entretiens psychologiques avec une belle femme-médecin, qui vire à l’outrage…Les passages au trou sont de plus en plus fréquents, et les tentatives d’évasion, nombreuses et foireuses, n’arrangent rien.

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Heureusement pour eux, ils arriveront à se faire définitivement la belle, et après une série de péripéties dans une fête foraine (avec Bellec au cul), ils gagneront la campagne dijonnaise, et le calme. Enfin, le calme…pas vraiment, car la ferme isolée qu’ils ont atteints en pleine nuit s’avèrera être l’ultime bastion des fermiers contre l’armée. L’armée, ayant acheté le terrain, exige des fermiers qu’ils partent, mais les fermiers (menés par la fermière, une grosse femme bien virile, qui marie sa fille le jour de l’arrivée des Charlots) tiennent bon. Les Charlots, partagés entre foutre le camp pour éviter que l’armée ne les récupèrent, et aider les fermiers à tenir leur siège, vont choisir la seconde solution, et c’est un second Fort Alamo qui va se constituer…

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La seconde partie est moins bonne que la première, il faut bien l’avouer. Néanmoins, la scène de l’attaque des militaires (menés par Bellec, qui a d’ailleurs reconnu les Charlots parmi les assiégés) est hilarante. Cependant, les gags les plus drôles sont dans la première partie, et le plus drôle est incontestablement celui de la cuve de pétrole. Longue, cette scène est la plus réussie du film, le point d’orgue. En résumé, Les Bidasses S’En Vont En Guerre n’est pas un chef d’œuvre. Certes. Mais c’est quand même une excellente petite comédie loufoque, un petit nanar très drôle et limite culte, et si vous aimez les Charlots, alors vous aimerez ce film ! Je lui trouve un petit coté suranné et kitsch (et populo) bien amusant aujourd’hui ! Bref, j’adore !