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Comme toujours...S-P-O-I-L-E-R-S !

Le film qui a fait connaitre Mel Gibson dans le monde entier. Incroyablement violent et barbare, Mad Max est une référence dans le genre 'film d'anticipation/film de vengeance personnelle'. Le film, réalisé par George Miller, date de 1979. Mais il est intemporel. Premier d'une série de films qui en compte trois, Mad Max est également le meilleur de la série (le second épisode est également grandiose, mais je préfère le premier pour des raisons personnelles. Quant au troisième, ce n'est qu'un pâle remake du second film, en nettement plus allégé).

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L'histoire est simple : dans un futur proche, l'Australie (et le monde) est en proie à la barbarie et à la violence. Un criminel, surnommé l'Aigle de la Route (en VO, on l'appelle Night Rider), sillonne les routes en saccageant tout sur son passage. Les flics tentent de l'arreter, mais provoquent plus de carambolages que d'effets. Un des flics, Max Rockatansky (on a tendance à l'oublier, mais c'est son nom), superflic au volant d'une Dodge Interceptor ultra rapide et solide, se lance à sa poursuite...et ce qui restera du Night Rider tiendrait à peine dans une boite Tupperware.

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Les amis du Night Rider (une bande de sauvages menés par un malade du nom de Toecutter - Chirurgien, en VF),  viennent chercher son corps, dans un cercueil minuscule. Forcément, il ne reste plus grand chose. Très énervés de la mort de leur ami, ils foutent le bordel, saccagent la ville, agressent deux amoureux dans leur voiture (la file est violée, mais on ne voit rien). Un d'entre eux, un jeune, Johnny the Boy, est arreté par les flics, plus particulièrement par Mother Goose, collègue et ami de Max.  Mais Mother Goose (Gorille, en VF) sera obligé de le relacher, faute de preuves qu'il soit en partie responsable du carnage. Quelques temps plus tard, Mother Goose est massacré par les gars de la bande à Toecutter. Max, allant voir son ami à l'hopital, ne le reconnait pas tant il a été charcuté. Décidant de prendre un peu de repos, il part se resosurcer avec sa femme et son bébé. Mais une agression des sauvages, puis une autre, tournera mal, et la femme et le bébé de Max seront massacrés, passés sous les roues des motos de Toecutter et de ses hommes.

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Max, pris de folie meurtrière, rentre chez lui récupérer son Interceptor et ses armes, et fait le ménage, sur la route, tuant un à un les criminels. Seul reste Johnny the Boy, qu'il retrouve en train de piquer les bottes d'un  homme ayant péri dans un accident de la route. Max (qu'on peut appeler Mad Max, maintenant...) lui attache les pieds à la carcasse fumante de la voiture avec une paire de menottes. Il pose un briquet enflammé non loin de l'endroit où l'essence coule de la carcasse. Il jette une scie à métaux à Johnny the Boy, et lui dit de choisir entre mourir cramé (comme Mother Goose est mort, en partie) ou se scier la jambe pour pouvoir s'en aller et survivre. Max me laisse, hurlant de désespoir, et remonte en voiture. Peu de temps après, une explosion...L'explosion arrive trop tot pour que Johnny the Boy ait eu le temps de se 'libérer'...Mais peut-etre avait-il commencé à se charcuter...

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Rarement un film aura montré la violence avec autant de sécheresse, de brutalité, de vice. Pas (ou peu) d'effusion de sang dans ce film. Pas de scènes gore. Meme l'agression des deux amoureux est plus prétexte à montrer des voyous détruire une bagnole sous les hurlements des victimes qu'à montrer les deux tourtereaux se faire violenter. Mais un traitement sec, apre de la violence, qui peut rebuter.

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Mad Max n'a pas la folie violente et cartoonesque du second épisode, avec ses sauvages coiffés à la Iroquois, ses arbalètes, son Humungus terrifiant. Non, ici, les méchants sont terrifiants parce que simples : le Toecutter a une tete d'abruti, avec sa coupe de cheveux à la 'Bernard-Henri Levy malade', son regard aussi vicieux que très con. Les flics sont assez sympathiques dans l'ensemble, meme s'ils se laissent aussi aller à cette débauche de violence (l'arrestation définitive du Night Rider, qui pleure littéralement en voyant l'Interceptor foncer sur lui, se rendant compte qu'il ne survivra pas). Le personnage de 'Mad' Max Rockatansky est assez sympa (la scène reposante où il est chez lui, à s'occuper de son bébé, sans oublier la scène de la halte à la campagne, avant le drame final), mais abrupt aussi. Aucune complaisance, Mad Max est un film choc, qui sera censuré et interdit, mais qui obtiendra de suite le statue de film culte. Grand Prix a Avoriaz, 1979. Un monument de cinéma d'action futuriste et barbare, dont l'affiche illustre bien le propos.