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SPOILERS…

1964. En s’inspirant du film d’Akira Kurosawa Yojimbo/Le Garde Du Corps, Sergio Leone réalise son second film, en utilisant le pseudonyme de Bob Robertson, Pour Une Poignée De Dollars. Non seulement ce film permettra au monde entier de découvrir un des plus grands acteurs de tous les temps (et par la suite, on pourra dire la même chose de ses talents de metteur en scène), j’ai nommé Clint Eastwood ; mais ce film est surtout la naissance d’un genre à part dans le western : le western spaghetti. Ambiance lyrique, cadrages insensés, musique tueuse, scènes d’une longueur inhabituelle, personnages manichéens et peu loquaces, décors poussiéreux, le western spaghetti révolutionnera le western en général.

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Ce film est le premier de la fameuse trilogie des dollars (suivront …Et Pour Quelques Dollars De Plus l’année suivante, et encore l’année d’après, Le Bon, La Brute, Le Truand). Ce n’est pas le meilleur de la trilogie, à cause de sa trop courte durée (il ne fait que 100 minutes à tout casser) et de son aspect prototype. En fait, on peut faire à Pour Une Poignée De Dollars le même reproche qu’au premier film de la série James Bond : par rapport aux autres, il ne va pas assez loin, même si, ça se sent, le film est tout de même sacrément innovant.

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Outre Clint, on retrouve ici Gian Maria Volonte (qui rejouera dans le second volet, dans un autre rôle), Marianne Koch, Joe Egger et Wolfgang Lukschy. Bref, outre le duo principal, pas de grands acteurs, que des spécialistes de la série B. Le film, tourné à Cinecittà, s’inspire, comme je l’ai dit plus haut, du Yojimbo de Kurosawa, dans lequel un ronin se met au service de deux clans ennemis, afin de mieux les mettre à terre. Ici, le ronin est représenté par l’Homme sans nom, alias Joe si vous préférez, joué avec une parfaite sobriété par Clint Eastwood, silencieux, marmoréen.

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Il arrive dans une petite ville apparemment tranquille…mis à part que la ville est prise le cul entre deux chaises, car deux clans ennemis, les Baxter et les Rojos, se vouent une haine meurtrière. Ces deux clans sont prospères grâce aux trafics d’armes et d’alcools. Mais la ville est souvent à feu et à sang, au point que le croque-mort n’a pas une minute à lui ! Les villageois viennent rapidement à demander à cet inconnu de régler la situation, et celui-ci décide de se mettre le clan Rojos (dirigé par Ramon – Gian Maria Volonte -, un homme cruel) afin de mieux dynamiter l’ensemble des deux clans…

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Porté par une musique sensationnelle d’Ennio Morricone (qui ne quittera plus les films de Leone par la suite), Per Una Pugnare Di Dollari est un classique absolu du western spaghetti et du western tout court. Ce n’est pas le meilleur de la trilogie (le meilleur, c’est le troisième, même si j’avoue une préférence pour le second, que j’aborderai bientôt ici - de même que le troisième, rassurez-vous !), mais l’excellence du style et de l’interprétation font que le film reste tout de même un sacré gros moment de pelloche !

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Un classique, regorgeant de passages cultes (le duel final, que les films Retour Vers Le Futur 2 et 3 copieront allègrement, entre autres), et vraiment indispensable ! Quel dommage, en revanche, qu’à cause de problèmes de droits, le film n’existe toujours pas en DVD, contrairement aux deux autres volets…Et j’ai bien peur qu’un DVD ne soit pas prévu avant qu’il ne pleuve de la bière ! Bref, si vous possédez la VHS, ou une copié DVD enregistrée lors d’un passage TV, bichonnez-la !