1214129578_les_diamants_sont_eternels_0

SPOILERS !

En 1967, peu après la sortie de On Ne Vit Que Deux Fois, Sean Connery l’avait bien dit : ce serait son ultime James Bond, il laisse la place aux autres. Dont acte, les producteurs ont engagé George Lazenby pour Au Service Secret De Sa Majesté, en 1969. Malgré l’indéniable réussite du film, ça sera un bide, et les producteurs, pour le film suivant (qui est une sorte de suite à Au Service Secret De Sa Majesté, au passage), décidèrent de sacquer Lazenby et de demander à Connery de revenir, une dernière fois. Connery accepte. Ce film, datant de 1971, c’est Les Diamants Sont Eternels, septième film de la saga 007.

1214129699_ldse00035

On dit souvent de ce film qu’il est un des moins intéressants de la saga. En fait, c’est carrément un des moins connus et estimés, un des moins réputés aussi, mais ce n’est pas un des moins bons, bien au contraire ! Il a un style radicalement différent des autres (je veux dire, des précédents) films de la série. C’est parce que ce film, réalisé par Guy Hamilton, marque l’entrée de la saga bondienne dans l’ère 70’s, gros gadgets et humour à la clé. Bref, ce film aurait largement pu être interprété par Roger Moore (qui entrera dans la série dès le film suivant, deux ans plus tard).

1214129667_ldse00005

Les autres acteurs du film sont Charles Gray, Jill StJohn, Bruce Cabot, Lana Turner (dans le rôle d'une fille du nom de Plenty O'Toole, soit Abondance Delaqueue !), Jimmy Dean et Bruce Glover. Charles Gray interprète le méchant, qui n’est autre que Blofeld (remember que Blofeld ne meurt ni dans On Ne Vit Que Deux Fois, ni dans Au Service Secret De Sa Majesté, faisant ainsi une trilogie au sein de la saga bondienne). Jill StJohn interprète Tiffany Case, la Bond Girl en titre.

1214129643_ldse00047

L’histoire est assez tarabiscotée, il faut l’avouer : après avoir (le croit-il) réussi à mettre Blofeld définitivement hors d’état de nuire (séquence pré-générique, la vengeance de Bond après la mort de sa femme, voir la fin du film précédent), Bond reçoit la mission suivante : contrôler la production de diamants, qui semble subir un mauvais coup, la contrebande. Sa mission l’envoie à Amsterdam, où il rencontre Tiffany Case, une contrebandière (il se fait passer pour un trafiquant). Grâce à elle, Bond va infiltrer le réseau, et sa mission va le mener à Las Vegas. Là, il va découvrir que l’immense entreprise multi-secteurs du milliardaire Willard Whyte sert en fait de couverture au réseau de contrebandiers. Ledit réseau est dirigé par Blofeld, bien vivant (il a mis au point un procédé lui permettant de créer des sosies de lui-même, c'est un sosie de Blofeld que Bond a tué au tout début du film), et utilisant le nom de Whyte pour agir en toute quiétude (le vrai Whyte étant retenu en otage par Blofeld). Il s’avère que Blofeld est en train de mettre au point une arme dévastatrice, un satellite de la mort, capable de raser une ville entière. Et pour Blofeld, Washington est une très belle cible…

1214129816_ldse00024

Le film regorge de grands moments très funs, comme la poursuite en moon-buggy (chopée dans un plateau de cinéma représentant la Lune), la fin, sur la plateforme pétrolière, ou bien encore une scène de baston dans un ascenseur vraiment réussie, et une scène de crémation vraiment angoissante. C’est vrai que, dans l’ensemble, le film est moins immédiatement accrocheur que, par exemple, Goldfinger ou L’Espion Qui M’Aimait. Mais pour moi, cet ultime 007 avec Sean Connery (je ne compte pas Jamais Plus Jamais, remake officieux et inutile de Opération Tonnerre datant de 1983, comme un vrai 007, il n’en est d’ailleurs pas un, officiellement) est excellent, et Connery, même s’il a avoué s’être un peu emmerdé durant le tournage, y est encore super bon.

1214129736_ldse00076

Charles Gray est sans doute le moins bon Blofeld des trois (Donald Pleasence, Telly Savalas sont les deux autres, les deux films précédents), mais il est quand même assez bon. Le couple de méchants (dont Bruce Glover), couple d’homosexuels intellos et irrésistibles, agissant en parfait binôme, est impayable. Leur fin (fin du film) est cultissime ! Jill StJohn, première Bond Girl américaine, est sympa, mignonne, sans plus. Un peu énervante, je trouve. La chanson du film est de Shirley Goldfinger/Moonraker Bassey. Plutôt une bonne chanson, au demeurant. Dans l’ensemble, Les Diamants Sont Eternels, malgré une baisse de rythme au milieu (le passage à Las Vegas, hormis les scènes dans la tour de Whyte, est un peu rébarbatif), est un excellent cru de Bond, et un de mes préférés aussi. A voir ; si vous aimez la saga, vous ne pourrez que l’aimer !