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SPOILERS...

 

Oubliez le remake pourri signé John McTiernan, sorti en 2001 avec Jean Reno dans le role du very bad motherfucker asshole sonofabitch cumfucker guy from Russia. L'original de ce film, réalisé par Norman Jewison, sorti en 1975 avec James Caan et John Houseman (entre autres), est mille fois plus réussi. Rollerball est un des films d'action pure les plus violents de tous les temps, meme si, en tout et pour tout, il n'y à que trois scènes d'action dans le film (une au début, une vers le milieu, et une à la fin).

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Le film se passe en 2018. Le monde tel qu'on le connait n'existe plus vraiment, les Etats ayant été remplacés (politiquement parlant) par des multinationales. Bref, d'immenses corporations dirigent le monde. Plus de crimes, ni de crises, ni de guerres, compte tenu qu'il n'y à plus d'Etats. Pour amuser le peuple, et aussi pour servir de 'soupape de sécurité', un sport à été conçu, le Rollerball. Une sorte de mélange entre hockey sur patins et football américain. Un sport extrèmement violent. Le but est de marquer le plus de point possible en envoyant la balle (tirée sur la surface de jeu par un canon, au début de chaque nouvelle manche) dans un but. Tous les coups sont permis, certains joueurs sont sur des motos, et aident les autres joueurs (sur patins) à avancer. Les joueurs sont casqués, ont des gants acérés de pointes (comme on le voit sur la sublime affiche, très Métal Hurlant).

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Jonathan E. (James Caan) est un champion de ce jeu. Capitaine de l'équipe d'Houston, il mène sans cesse son équipe à la victoire. Il est extrèmement populaire, a toutes les femmes qu'il veut (on lui en alloue une de différente assez souvent ,depuis que sa vraie femme est partie vivre avec un homme de la Corporation). En plus, Jonathan E. adore ce jeu. Seulement, pour la Corporation, plaisir et Rollerball ne sont pas compatibles, et, voyant que Jonathan devient de plus en plus populaire (alors que ce jeu a été conçu pour servir d'exutoire aux masses populaires, qui veulent voir de la violence), le grand patron de la Corporation, Bartholomew (John Houseman) l'encourage à prendre sa retraite. Ce que Jonathan refuse poliment. A partir de ce moment, tout va etre fait pour l'inciter à partir, et, comme il refusera toujours, tout sera par la suite fait pour qu'il lui arrive de gros soucis...On ne refuse pas d'obéir à un ordre de la Corporation, et Jonathan E. va vite s'en rendre compte, entre les règles du Rollerball qui ne cessent de changer pour tout rendre plus difficile, et ses amis qui, un à un, s'éloignent de lui comme s'il était lèpreux... C'est au cours du dernier match que tout se jouera...

 

Violent, apre, brutal dans ses scènes de jeu (qui sont aussi très réalistes, on se prend au jeu, et on jubile à chaque but marqué, comme un vrai match !), le film est aussi très apaisant et calme dans les scènes restantes (les 3/4 du film, en fin de compte). Dans les scènes restantes, les scènes situées entre chaque match, on observe la société futuristique imaginée par Norman Jewison, avec ces constructions un peu surréalistes, ces décors et costumes parfois datés (le film date de 1975, ne l'oublions pas) et/ou avant-gardistes...

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A mi-chemin entre 1984 (ou Brazil) et Running Man (pour les scènes de jeu violent), Rollerball est un film exceptionnel, qu'il faut voir au moins une fois dans sa vie. Un classique absolu de l'anticipation, un film dénonciateur de la violence dans le sport, mais aussi assez dénonciateur de la dictature des grosses sociétés multinationales qui, peu à peu, prennent vraiment le controle de notre planète (Microsoft, par exemple). Puissant !