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SPOILERS...

Premier long-métrage de François Truffaut (après quelques courts-métrages), Les 400 Coups date de 1959, et est le premier film de son cycle mettant en scène le personnage d'Antoine Doinel, toujours interprété par Jean-Pierre Léaud (ici 14 ans, comme son personnage, et dont c'est le premier rôle). Par la suite, Léaud interprètera à nouveau ce personnage dans le moyen-métrage Antoine Et Colette (dans le film à sketches L'Amour A 20 Ans), ainsi que dans les films Baisers Volés, Domicile Conjugual et L'Amour En Fuite, tous de Truffaut.

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Les 400 Coups, qui a obtenu le Grand Prix de la mise en scène à Cannes 1959, le Prix Méliès 1959, le Prix du meilleur film étranger par la critique new-yorkaise, le Grand Prix Fémina Belge du cinéma, le Prix du festival mondial d'Acapulco, est un sommet absolu. Egalement interprété par Claire Maurier, Albert Rémy, Georges Flamant, et avec, dans de petits rôles, Henri Virlojeux, Jean-Claude Brialy, Jeanne Moreau, Jacques Demy, Philippe DeBroca, François Truffaut, Pierre Repp, Jacques Monod et Serge Moati, le film aborde l'adolescence avec un talent rare.

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Antoine Doinel, à la fin des années 50, a 14 ans. Entre sa mère qui ne l'aime pas trop, son beau-père qui s'en fout un peu, et ses professeurs qui le tannent, il n'en peut plus, et accumule les conneries, il fait les quatre-cents coups, ce qui lui vaudra moult engueulades et un enfermement dans un centre pour mineurs délinquants. D'où il se fera la belle... Emouvant et drôle (c'est une comédie dramatique qui mérite amplement d'appartenir à ce genre, tant les deux styles sont habilement mélangés), Les 400 Coups est un des sommets absolus de l'oeuvre de Truffaut. Un film qui révèlera Jean-Pierre Léaud, absolument crevant de vérité malgré son âge de 14 ans, et qui deviendra un des acteurs fétiches de la Nouvelle Vague. Tout comme Truffaut deviendra un des réalisateurs les plus talentueux, avec Godard et Eustache, de ce mouvement cinématographique.

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Largement autobiographique (Truffaut séchait l'école assez souvent, sa mère ne l'aimait pas trop ou plutôt, ne le montrait pas, et désertera l'armée, ce qui lui vaudra la prison), le film est un sommet à voir à tout prix, magnifiquement interprété et écrit, et sobrement, mais efficacement réalisé. Un sommet d'émotions diverses, sur la crise de l'adolescence. En un mot : un monument.