SPOILERS...

****cet article aborde l'ensemble de la saga****

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Incontestablement, la saga Alien est une des plus populaires et importantes de l'histoire du cinéma hollywoodien. Quatre films (je n'aborderai pas ici les spin-offs Alien Vs. Predator) totalement différents, mais tout aussi intéressants les uns que les autres. Cependant, je considère quand meme que le dernier volet est largement inférieur aux trois autres, et qu'il est meme presque inutile. Je serai donc un peu plus critique en ce qui le concerne...

Quatre réalisateurs différents pour cette saga. Autant commencer tout de suite, par le premier :

1) ALIEN, LE HUITIEME PASSAGER (Alien)

 

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Ce premier volet date de 1979, et a été tourné à Londres (en studio, naturellement !) par Ridley Scott, dont c'était le second film à l'époque. Interprété par seulement 7 acteurs, le film est devenu un classique absolu du cinéma de terreur, malgré le fait que cela soit avant tout un film de science-fiction pure.

 

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Le Nostromo est un gigantesque vaisseau-cargo, qui, après une mission commerciale, est sur le chemin du retour vers la Terre. Alors que le vaisseau est à mi-parcours, l'ordinateur de bord (appelé 'Maman') réveille les 7 membres de l'équipage : le capitaine Dallas (Tom Skerritt), l'officier scientifique Ash (Ian Holm), les ingénieurs/techniciens Parker (Yaphet Kotto) et Brett (Harry Dean Stanton), le second Kane (John Hurt), le troisième officier Ripley (Sigourney Weaver) et l'officier Lambert (Veronica Cartwright). Le motif du réveil : un signal de détresse récupéré, venant d'une planète dont ils approchent.

 

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Dallas, Kane et Lambert se rendent sur cette planète, où ils ne découvrent rien, mis à part un cadavre assez étrange (un extra-terrestre). Kane, en pénétrant dans une cavité, découvre un amas d'oeufs. En s'approchant d'un de ces oeufs, il s'ouvre, et une chose tentaculaire en sort, et vient se coller sur le visage de Kane, traversant le scaphandre. Kane est ramené en vitesse sur le vaisseau, malgré les recommandations de quarantaine de Ripley, qui refuse de leur ouvrir. Mais Ash, lui, ouvre le sas.

 

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Ash et Dallas découvrent que la chose qui s'est collée à Kane ne l'a pas tué, mais, au contraire, le maintient en vie. En tentant de l'enlever par incision, Ash se rend compte que la créature est remplie d'acide. Ellefinira par se séparer naturellement de Kane (qui se réveillera), et mourra. Kane, donc, est réveillé, et semble en pleine forme. Mais au cours du dernier repas de la troupe avant l'hibernation du retour (dix mois de traversée), Kane est pris de soubresauts, et une chose répugnante sort de lui en lui traversant le ventre. Kane meurt sur le coup, et la créature (en anglais, alien veut dire étranger) se faufile dans le vaisseau.

 

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Une chasse à la créature s'organise. Entre temps, celle-ci a grandi, et entreprend de tuer un à un les membres du Nostromo...La seule survivante sera Ripley, qui parviendra à grimper dans la petite navette, à enclencher le système d'autodestruction du vaisseau-cargo, et à s'enfuir. Malheureusement pour elle, tout ne s'arretera pas là : l'alien, ayant réussi à monter à bord de la navette, se montre, et Ripley parviendra tout juste à l'expulser dans l'espace...

 

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Le film de Ridley Scott est effrayant, il distille un suspense limite insoutenable, et regorge de scènes cultissimes (la scène du repas est incroyable, celle où Kane reçoit la tentacule sur le visage l'est tout autant). La scène de la mort de Brett, où on aperçoit pour la première fois l'alien dans sa forme définitive (mais on ne le voit pas tellement, en fait) est flippante, une des meilleures du film, et meme de la saga. Une scène ne se trouvant pas dans la version initiale (mais dans la version longue, si) montre Ripley pénétrer dans une salle transformée en chambre de reproduction pour alien. Elle y retrouve Dallas, à moitié mort, transormé en cocon de reproduction, un alien dans son ventre. Cette scène à lieu quelques minutes avant la destruction du vaisseau.

 

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Seulement, gros point noir pour ce film : le fait que les personnages principaux ne soient pas vraiment attachants et sympathiques. On sait que Ripley est l'héroine de la saga, donc on la voit différemment des autres personnages, mais elle semble quand meme vraiment coincée. Parker et Brett ne pensent qu'au pognon, et ressemblent à deux techniciens faux-culs, fainéants, cupides et emmerdeurs. Ash est froid comme le marbre (et une belle surprise concerne ce personnage, je le dis pour ceux qui n'auraient encore jamais vu ce film), Lambert est peu présente dans le film et se fait régulièrement emmerder ou engueuler (c'est encore plus évident dans la version longue du film, qui atteint 120 minutes au lieu des 110 minutes de la version courte), Dallas est le chef et ça se ressent bien, il est foncièrement antipathique. Seul Kane semble attachant, sans doute parce que c'est le premier personnage que l'on voit dans le film, et que lorsqu'on le voit pour la première fois, il subit les contrecoups d'un réveil brutal. De plus, il est le plus à plaindre : il est indirectement responsable de la mort de ses coéquipiers.

 

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Le film est tout aussi réussi qu'il est atypique : bénéficiant d'un climat plus bergmanien que propre aux films de SF ou d'horreur (le film est un savant mélange des deux genres), il est totalement froid, glacial, impersonnel, et meme lent (il ne se passe strictement rien de notable dans le premier quart d'heure, et la scène du repas n'apparait pas avant 55 minutes - la moitié exactement - du film). Alien, Le Huitième Passager est donc un film qui prend son temps, et qui le prend sans doute un petit peu trop bien (par rapport à la débauche bourrine et jouissive du second volet). Mais il reste quand meme un énorme classique. Un film indémodable, une des plus grandes réussites de Ridley Scott. Rendons grace à l'artiste suisse H.G. Giger, qui est à l'origine du look de la créature, une créature totalement impressionnante (meme si souvent dans l'ombre). Un des meilleurs de la saga (ce qui est aussi le cas des deux films suivants). Chef d'oeuvre !

Passons maintenant au second film, j'ai nommé :

2) ALIENS, LE RETOUR (Aliens)

 

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Ce second volet date de 1986, et est réalisé par James Cameron. Tout aussi réussi que le premier film, mais d'un genre radicalement différent (au revoir la terreur pure, place à l'action bourrine et totalement débridée), Aliens, Le Retour (notez le pluriel du titre, ce qui anticipe plein de jolies choses !) est aussi monumental que jubilatoire. Le film est interprété par Sigourney Weaver, qui reprend son role d'Ellen Ripley. On y retrouve aussi quelques acteurs fétiches de James Cameron : Michael Biehn et Bill Paxton. Lance Herriksen, Paul Reiser et Carrie Henn (la petite fille) complètent le casting de ce volet magistral.

 

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Le film existe dans deux versions, une version courte, et une version longue (comme chaque volet de la saga, et d'ailleurs, chaque volet est abordé ici dans sa version longue). 132 minutes pour la première, 148 minutes pour la seconde. Ce qui en fait, quelle que soit la version, le film le plus long de la saga. Et pourtant, ce n'est pas le film ayant bénéficié du plus grand nombre de minutes en rajout : 17 seulement, par rapport à la demi-heure de plus de Alien 3, c'est peu !

 

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Parmi les rajouts, une scène se situant dans un parc artificiel (photo ci-dessus), dans laquelle Ripley apprend la mort de sa fille...et une série de scènes se situant sur la planète LV-426, la planète colonisée à la fois par des humains et des aliens. On voit deux-trois séquences de la vie des colons, et on découvre, avec facilement 40 minutes d'avance par rapport à la version courte, le personnage de Newt, en famille.

 

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L'action de ce film démarre 57 ans après les évenements du premier film. Ripley (Sigourney Weaver), qui dérivait dans son vaisseau (avec le chat du Nostromo, Jones), est récupérée par hasard par un vaisseau, et conduite à une station spatiale. Soignée, elle apprend que si elle n'a pas vieillie, elle a néanmoins passé 57 ans à dériver. Elle apprend donc la mort de sa fille. La dernière fois qu'elle l'avait vue, elle n'avait que 10 ans... Ripley passe en conseil de discipline (qui lui retire sa licence de pilote) après l'incident du Nostromo. Ne voulant pas croire à l'histoire de Ripley (une créature à décimé l'équipage après etre monté à bord du vaisseau parce que l'ordinateur de bord avait détécté sa présence sur la planète LV-426 - la meme planète qui est maintenant colonisée - , et Ripley a fait sauter le vaisseau pour la détruire), la commission classe le dossier.

 

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Un employé de la compagnie qui embauchait Ripley et les autres membres du Nostromo, Carter Burke (Paul Reiser), lui apprend que les colons de la planète LV-426 ne répondent plus aux appels, que la station semble comme morte. Burke, qui décide de s'y rendre (avec une unité de Marines), demande  Ripley de venir avec lui. Ripley, en proie à de terribles cauchemars, accepte après un premier refus. Ripley se retrouve donc sur un vaisseau en compagnie de l'unité de Marines, dirigée par le lieutenant Gorman. Elle y fait la connaissance de soldats surexcités à l'idée de 'casser de l'extra-terrestre belliqueux', et parvient à peine à leur faire mettre dans le crane le fait que les aliens sont extrèmement dangereux et coriaces...

 

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A leur arrivée sur LV-426, les Marines pénètrent dans la base, qui semble déserte, et en tout cas, totalement saccagée. Ils parviennent à un laboratoire, où ils découvrent des spécimens de tentacules. Ils y découvrent aussi une jeune fille d'environ 10-12 ans, Newt (Carrie Henn), totalement terrorisée et un peu sauvageonne. Ripley se lie d'amitié avec elle (et apprend que ses parents et son frère ont été tués, ou pire, par des aliens).

 

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Suite à une fausse alerte (de la présence humaine détectée en sous-sol), une opération de sauvetage est organisée. Mais c'était une fausse alerte, les soldats (équipés d'armes surpuissantes) découvriront des cocons d'aliens, des humains transformés en larves géantes. Et une attaque d'aliens aura lieu, décimant une bonne partie de la troupe. Les survivants feront dès lors tout pour pourvoir s'en tirer, et pour détruire ces créatures aussi féroces qu'intelligentes...Tout se passerait encore mieux si Burke n'était pas, lui, plus intéressé par ramener vivant un alien plutot que de les tuer tous...Hé oui, il y à un gros salopard d'enfoiré parmi eux !

 

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Surpuissant, totalement jouissif, rempli de scènes d'action toutes plus réussies les unes que les autres - aah, la scène finale - , le film ne contient aucun temps mort et n'est absolument pas longuet malgré ses 2h28. De meme que Sigourney Weaver (qui, heureusement, campe une Ripley largement moins froide que dans le premier film), les autres acteurs sont excellents, mention spéciale à Lance Herriksen dans le role du robot Bishop, et à Michael Biehn dans celui du caporal Hicks.

 

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Aliens, Le Retour est un défouloir grandiose, un film bien bourrin et burné, très proche de la bande dessinée hystérique, une débauche d'effets pyrotechniques et d'effets spéciaux hors du commun (surtout pour l'époque - et le film n'a pas vieilli). Un chef d'oeuvre du cinéma d'action, et mon préféré de toute la saga. Indispensable !

On passe au troisième film ? Bah écoutez, d'accord :

3) ALIEN 3 (Alien 3)

 

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Ce troisième volet, qui mérite donc vraiment bien son titre, date de 1992. Réalisé par David Fincher (dont ce sera le premier film, une expérience douloureuse pour lui - je reviendrai dessus), le film sera mal accueilli lors de sa sortie, mais a depuis été totalement réhabilité. Et heureusement, car Alien 3 est une vraie réussite. Radicalement différent des autres volets (meme du suivant) en cela qu'il ne privilégie ni la terreur, ni l'action (il y à des deux, quand meme) mais plutot le coté psychologique et meme spirituel, Alien 3 reprend quand meme le pitch de base du premier : une seule créature, et non pas des dizaines comme dans le précédent volet.

 

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David Fincher a réalisé là un film extrèmement violent et sombre (le plus dur de la saga, un film incroyablement pessimiste). L'aspect un peu crasseux et sombre du film ressemble un peu à l'univers des films de Jeunet et Caro, surtout Delicatessen et La Cité Des Enfants Perdus (coincidence : c'est Jeunet qui réalisera le quatrième volet de la saga). Fincher est spécialiste des ambiances un peu glauques, comme dans Seven. Ici, pour son premier film, il s'est surpassé, meme s'il ressortira totalement écoeuré de l'aventure (le film sera remonté par la production, et au final, Fincher a renié les deux montages - 110 et 140 minutes, c'est le montage le plus long que j'aborde ici - du film).

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Le film démarre par un crash : celui de la navette transportant les corps endormis de Ripley (Sigourney Weaver), du caporal Hicks, de Newt, et de l'androide Bishop (Lance Herriksen), apès leur fuite du vaisseau Sulaco (fin du film précédent). La navette se crashe dans la mer, sur la planète Fiorina-161, surnommée 'Fury-161', une gigantesque prison (et usine de raffinerie de plomb), contenant une trentaine de criminels dangereux. Le médecin-chef de la prison, Clemens (Charles Dance) récupère Ripley, évanouie, mis ni Newt, ni Hicks n'ont survécu. Quant à Bishop, il était déconnecté, et dans un état pitoyable (plus de jambes).

 

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L'arrivée de Ripley sur Fiorina-161 perturbe les prisonniers, tous très croyants, dirigés par Dillon (Charles S. Dutton), leur guide spirituel. Mais la prison est dirigée par Andrews (Paul McGann), qui controle les taulards d'une main de fer dans un gant de velours. Pour lui, l'arrivée de Ripley (une femme) dans un lieu aussi dangereux et masculin risquerait de foutre la merde. Ripley est donc confinée dans sa piaule, et doit se raser le crane (comme tout le monde), pour des raisons sanitaires.

 

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Quelques temps plus tard, deux prisonniers installent une carcasse de vache dans l'abattoir de la prison, en vue de la découper pour la cuisine. Alors qu'ils partent, un alien sort de la carcasse bovine, et se faufile dans les conduits. Il va vite atteindre une taille adulte et menacer toute la prison. Ripley, qui sera témoin direct d'une attaque, tentera de prévenir les autres du grave danger qui les menace. Le fait qu'il n'y ait aucune arme ni aucun attirai technologique fonctionnant sur Fiorina-161 rendra les choses encore plus difficiles.

 

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Il s'avèrera que cet alien avait voyagé dans la navette avec Ripley, et qu'il s'était échappé après le crash, pour contaminer une vache du garde-manger de la prison. Ce que Ripley finira aussi par apprendre, c'est que cet alien en avait profité, lors de la plongée en hypersommeil de Ripley (à bord de la navette), pour la féconder. Ripley a en elle un alien, et le pire de tous : une future mère-pondeuse. Se sachant condamnée, elle fera tout, avec les prisonniers, pour anéantir l'alien, et se donnera la mort en se jetant dans une cuve de plomb fondu...

 

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Diaboliquement efficace, doté d'une ambiance morbide et extrèmement sombre, le film bénéficie d'effets spéciaux exceptionnels en ce qui concerne l'alien, que l'on voit souvent, et très bien (par rapport à la créature du premier film, cachée par les jeux d'ombres ; et le nombre impressionnant de créatures dans le second film cachait un petit peu leur aspect, en gros). Crane rasé, Sigourney Weaver est plus que jamais excellente dans le role de Ripley. Les autres acteurs (Charles S. Dutton, Charles Dance) sont excellents eux aussi, et la réalisation de Fincher est assez originale (de nombreux plans montrent la vision de la créature, lors de la scène de poursuite dans les couloirs du sous-sol).

 

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Lors de sa sortie, Alien 3 sera critiqué, assassiné, on reprochera à Fincher d'avoir fait un film trop sombre, un film qui tua la saga (Ripley meurt, à la fin, avec le dernier représentant de la race des aliens). Avec le temps, on a fini par réhabiliter ce film. Il existe des différences profondes entre la version courte de 1h50, initiale, et la version longue de 2h20 (une demi-heure de plus, quand meme, c'est l'ajout le plus imortant des 4 films de la série) : dans la version initiale, l'alien ne sort pas d'une vache morte, mais d'un chien mort. Toute la scène avec la vache a donc remplacé une autre scène.

 

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En résumé, Alien 3 est un film excellent, qui, selon moi, achève parfaitement ce qui n'aurait du rester qu'une trilogie. Un volet basé sur la terreur (le 1), un autre sur l'action (le 2), un troisième sur la spiritualité et la psychologie (le 3), et une fin à la fois triste et logique. En 1997, le quatrième volet viendra tout foutre en l'air...mais pour en savoir plus, sauter une ou deux lignes !

On passe au dernier film :

4) ALIEN, LA RESURRECTION (Alien Resurrection)

 

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Réalisé en 1997, ce film est du français Jean-Pierre Jeunet, qui signait ici son premier film américain. Pour beaucoup (moi y compris), il s'agit du film en trop dans la saga (encore une fois, je ne comptabilise pas les spin-offs Alien Vs Predator dans le lot). En effet, la saga Alien représentait, avant, une trilogie parfaite, alliance entre la terreur, l'action, et la psychologie.

 

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Ce quatrième film, Alien, La Résurrection, n'est pas raté, loin de là. Mais non seulement il n'apporte rien de plus à la saga, mais en plus il fout en l'air le coté 'parfait' de la saga en la transformant en une quadrilogie bancale. J'ai même failli appeler cet article 'une trilogie de quatre films', histoire de mettre encore plus l'accent sur la franche inutilité de ce dernier volet. Le film est interprété par Sigourney Weaver (encore ? Mais Ripley meurt à la fin d'Alien 3 ! Oui, mais vous allez voir...), Ron Pearlman, Dominique Pinon (deux acteurs ayant déjà collaboré avec Jeunet, Pinon étant meme l'acteur fétiche de Jeunet), Winona Ryder, Michael Wincott, Brad Dourif.

 

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Le film se passe sur la station spatiale Auriga, 200 ans après les évenements du troisième film. Une équipe de scientifiques dirigés par les docteurs Gediman (Brad Dourif) et Wren (J.E. Freeman), eux-mêmes dirigés par le général Pérez (Dan Hedaya), ont réussi à cloner Ripley en croisant son ADN (trouvé sur Fiorina 161) avec celui d'un alien. La nouvelle Ripley (Sigourney Weaver) est physiquement humaine, mais est à mi-chemin entre un être humain et un alien.

 

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Un vaisseau-cargo, le Betty, dirigé par Elgyn (Michael Wincott), arrive sur Auriga. Elgyn avait passé un marché avec Pérez : il devait lui revendre les corps cryogénisés des passagers qu'il transporte à Pérez, qui les utilisera comme cobayes pour une insémination d'aliens. Mais rien ne se passera comme prévu, et les aliens, parvenu assez vite à maturation, parviendront à s'enfuir et à foutre la merde à bord d'Auriga... Après la mort d'Elgyn, attaqué par une de ces créatures, les membres de l'équipage du Betty (Call, un robot - Winona Ryder - , Johner - Ron Pearlman - , Vriess, paraplégique - Dominique Pinon - , Hillard - Kim Flowers - , et Christian - Gary Dourdan) vont vite se retrouver face à une dizaine d'aliens assoiffés de sang. Vite rejoints par Ripley, ils tenteront tout pour s'enfuir d'Auriga et pour regagner leur vaisseau-cargo...

 

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Soyons honnêtes : ce quatrième volet à beau être sympatoche (quelques notes d'humour de ci de là, assez dans le style Jeunet), il n'en est pas moins très décevant. J'aurai tant aimé que la saga ne se stoppe sur une trilogie... Néanmoins, les effets spéciaux valent le coup (l'alien est excellent), les acteurs ont l'air de s'être bien amusés (Ron Pearlman, soulagé de survivre, et roulant une pelle à Dominique Pinon à la fin du film, un grand moment de délire), la réalisation est impeccable, et on est vraiment fiers, en regardant le film, de se dire que c'est un Français qui l'a réalisé. De plus, le film existe en deux versions (105 minutes, et 110 minutes, autrement dit, pas grand chose de plus), mais n'a pas fait l'objet de grosses coupes lors de sa sortie (Jeunet dira de la version cinéma qu'il en est fier).

 

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Pour ma part, je n'aime pas ce dernier film, en partie parce qu'il brise la belle cohérence de la saga. Je ne le regarde que très rarement (j'ai bien été forcé de le revoir là, pour en parler, quand même). C'est le film qui m'a fait découvrir Jeunet (je n'avais vu ni Delicatessen - que j'aime beaucoup - ni La Cité Des Enfants Perdus - que je n'aime pas du tout... - avant).

 

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Pour finir avec ce film, je peux dire qu'il jure avec les trois premiers films, mais que son coté assez fun (même si le film est assez violent et gore) le rend sympathique. Winona Ryder sembe un peu statique, Sigourney Weaver est égale à elle-même, Pearlman et Pinon se sont apparemment amusés, voilà un film peu intéressant et utile, mais qui à le mérite de distraire. Si vous êtes fan de la saga, il faut le voir, mais sachez que vous risquerez d'être quand meme vachement déçu. Etait-ce utile de faire revivre Ripley ? Personellement, je ne pense pas. Mais copte tenu que sans ripley, il n'y aurait pas eu de créatures, ça en revient à se demander la raison d'être d'Alien, La Résurrection. Et cette raison d'être est plutôt faible, voir nulle.

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En résumé, on a donc ici une excellentissime saga de SF/horreur, riche en scènes cultes (l'éclosion de l'alien du corps de Kane dans le premier film ; la scène de l'affrontement final du second film ; la scène de course-poursuite dans les couloirs, dans le troisième film ; pour le quatrième film, je ne vois rien, désolé), porté par des acteurs épatants. Quatre films jouant sur des registres bien différents, terreur, action, psychologie. Comme je l'ai déjà dit, si ça n'avait été qu'une trilogie, ça aurait été encore mieux, mais bon, ce qui est fait est fait, et je n'aurai pas abordé les trois premiers films sans parler (meme en le critiquant un peu beaucoup) du quatrième...Qu'on le veuille ou non, c'est une quadrilogie.