Mes films de chevet...

13 août 2011

Fermeture

Fermeture définitive du blog.

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L'affrontement final se rapproche...et se produit !

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SPOILERS...

Cet article aborde les deux parties de cet ultime volet de la saga.

On approche enfin du dénouement concernant les Harry Potter (pour les films), même s'il faudra encore attendre jusqu'en juillet pour voir la deuxième et dernière partie du film. Car Harry Potter Et Les Reliques De La Mort, dernier opus de la saga, réalisé par David Yates (comme les cinquième et sixième films), est en deux volets. La première partie vient tout juste de sortir, et je viens tout juste de la voir. C'est donc, encore une fois, un article de blog assez dans l'actualité que je vous propose aujourd'hui ! Voici donc, sorti depuis le 24 novembre dernier, Harry Potter Et Les Reliques De La Mort - Partie 1 (Harry Potter And The Deathly Hallows, Part 1). Et en fin d'article, la même chose pour la deuxième partie du film.

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Le film est interprété par Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Ralph Fiennes, Tom Felton, Helena Bonham-Carter, Rhys Ifans, Jason Isaacs, Timothy Spall, Robbie Coltrane, Clémence Poésy, Bonnie Wright, Alan Rickman, David Thewlis, Brendan Gleeson, Richard Griffiths, Fiona Shaw, James et Oliver Phelps et Stanislav Ianevski. Le film est donc uniquement la première partie du dernier roman (le meilleur et le plus sombre de la saga, qui totalise presque 900 pages en poche), et aucune scène de cette première partie ne se passe dans l'enceinte de Poudlard. Les acteurs jouant les professeurs ou élèves (comme Maggie Smith, Warwick Davis, Matthew Lewis...) n'apparaîtront vraiment que dans la deuxième partie, dans...grrr...8 mois. La première partie dure 2h25, on pourra supposer que la deuxième en durera autant, ce qui fera presque 5 heures de projection pour le film (la deuxième partie ne dure en fait que 2h10).

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Harry (Daniel Radcliffe) décide de ne pas revenir à Poudlard, et bien qu'il leur ait dit qu'il préfère faire sa quête des Horcruxes (objets magiques dans lesquels Lord Voldemort - Ralph Fiennes - a placé des bribes de son âme, afin de s'assurer l'immortalité - les détruire, et il redevient mortel), Ron (Rupert Grint) et Hermione (Emma Watson) l'accompagnent. Mais la quête sera ardue : en effet, Harry vient d'avoir 17 ans, qui est l'âge de la majorité chez les sorciers, et la protection magique dont il bénéficiait, offerte par ses parents à leur mort, cesse d'avoir lieu. Voldemort, de plus, a trouvé un moyen pour que toute personne prononçant son nom soit immédiatement repérée par ses MangeMorts (parmi lesquels Drago Malefoy - Tom Felton -, rival d'Harry, fait partie, comme, bien entendu, le professeur Rogue - Alan Rickman -, désormais directeur de Poudlard).

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Après le mariage de Bill Weasley (Domnhall Gleeson) et Fleur Delacour (Clémence Poésy) au Terrier, la maison des Weasley, Harry, Ron et Hermione, plus vraiment protégés par un Ordre du Phénix décimé par une attaque de MangeMorts, prennent la route, avec tous les périls que ça implique, pour retrouver les Horcruxes restants et, aussi et surtout, se rendre à Godric's Hollow, village de naissance d'Harry et de Dumbledore (dont un livre choc de Rita Skeeter, journaliste en mal de sensations, vient de sortir, livre qui dit beaucoup de mal sur Dumbledore et réveille des souvenirs assez sombres du professeur défunt), et aussi village où sont morts et enterrés les parents d'Harry.

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Là, Harry veut se recueillir sur leur tombe, et tenter d'en savoir plus sur la prophéthie qui le lie à Voldemort...Mais la quête des Horcruxes sera on ne peut plus difficile, périlleuse, car, désormais, le Ministère de la Magie (dans lequel Dolorès Ombrage - Imelda Staunton - travaille dans un service chargé de ficher les nés-Moldus, vraie organisation de persécution, le Ministère de la Magie, donc, est sous la coupe de Voldemort et de ses MangeMorts...

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On pourra reprocher un truc à Harry Potter Et Les Reliques De La Mort - Partie 1 : il n'y à pas beaucoup d'action. Qu'on se rassure, tout sera dans la deuxième partie (j'ai hâte de voir la bataille de Poudlard, qui est juste immense dans le film, ainsi que la séquence de Gringotts). On trouve quand même, dans cette première partie, une séquence remarquable dans le Ministère de la Magie, notamment, ainsi que le début, montrant l'Ordre du Phénix se transformant en plusieurs copies d'Harry (grâce au fameux Polynectar découvert dans le deuxième volet) afin de tromper les MangeMorts qui suivent Harry à la trace depuis que sa protection est achevée à sa majorité de sorcier.

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Mais ce premier volet met la part belle aux relations entre les personnages, souvent assez tendues (le trio Harry/Hermione/Ron en prend un coup), et on découvre de nouveaux personnages, comme Xenophilius Lovegood (Rhys Ifans), père de Luna, et assre frappadingue ; ou comme Bill, frère le plus âgé des Weasley (Domnhnall Gleeson, fils de Brendan Gleeson qui joue Maugrey Fol Oeil), qui n'apparaissait pas physiquement dans la saga auparavant (sauf un tantinet dans certains romans). Dans l'ensemble, ce premier volet du dernier film est excellentissime, on n'attend qu'une seule chose : la suite et fin ! Mais ça fera bizarre, aussi, de voir la fin définitive de la saga, 10 ans environ après avoir découvert, au cinéma, le premier opus...J'en suis déjà (et sincèrement) triste ! Mais il restera les films à revoir, les livres à relire...

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Actualité, encore et toujours ! Bien que le blog soit fini, voici la suite et fin de cet ultime volet de la saga Harry Potter : Harry Potter Et Les Reliques De La Mort - Partie 2. Toujours réalisé (évidemment, vu que c'est un seul et même film en deux parties...) par David Yates, ce dernier film commence donc là où la première partie se finissait : à la Chaumière aux Coquillages, demeure de Bill Weasley et sa femme Fleur Delacour, où Harry (Daniel Radcliffe), Hermione (Emma Watson), Ron (Rupert Grint), Luna Lovegood (Evanna Lynch), Ollivander (John Hurt), le gobelin Gripsec et Dobby l'elfe de maison libre et dévoué à la cause d'Harry se sont réfugiés après leur fuite par transplanage du manoir des Malefoy. Mais Dobby, on le sait, est mort, un coup de couteau lancé par Bellatrix Lestrange (Helena Bonham-Carter) pendant le transplanage l'a mortellement touché. Harry et ses amis l'ont enterré dans le sable, manuellement, par respect, et prennent quelques jours de repos chez le frère de Ron et sa récente épouse.

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Ils en profitent pour questionner Gripsec sur ce qui se trouve dans le coffre de Lestrange, à Gringotts (apparemment, la coupe de Poufsouffle, un des Horcruxes de Voldemort), et aussi pour lui demander son aide pour pénétrer dans ce coffre pour volet la coupe et la détruire. Gripsec accepte, à la condition que l'épée de Gryffondor, en possession de Harry, lui revienne par la suite. Sans lui dire quand il la lui remettra, Harry accepte. L'équipée en direction de Gringotts, sur le Chemin de Traverse à Londres, commence. Harry se cache sous sa cape avec Gripsec, tandis que Ron et Hermione prennent du Polynectar (Hermione prend l'apparence de Bellatrix Lestrange). Après plusieurs péripéties, le trio parvient à prendre la coupe, mais n'a pas le temps d'essayer de la détruire. Pourchassés par les MangeMorts, ils prennent la direction, par transplanage, de Pré-Au-Lard, le village de sorciers non loin de Poudlard. Harry est en effet persuadé qu'un autre Horcruxe se trouve à Poudlard. Ils se rendent dans le bar de la "Tête du Sanglier", et découvrent l'identité du barman et patron, qui n'est autre qu'Abelforth, le frère d'Albus Dumbledore !

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Ce dernier, grâce à un passage secret, les fait entrer dans Poudlard, devenu un endroit cauchemardesque depuis que Rogue (Alan Rickman) le dirige, et Harry et ses amis retrouvent ainsi leurs camarades, Neville Londubat, Cho Chang, ainsi, évidemment que Ginny Weasley. C'est là qu'Harry va se lancer dans sa quête du Horcruxe, le Diadème perdu de Serdaigle, alors que Voldemort (Ralp Fiennes) et ses MangeMorts arrivent aux environs de Poudlard, et que la bataille va commencer et faire rage... Tandis que ses alliés affronteront les MangeMorts, Harry va retrouver et détruire le diadème (et la coupe de Poufsouffle sera, elle, détruite par Hermione), et, enfin, apprendre toute la vérité sur sa destinée, sur, aussi, Rogue. Et faire face à son destin, face à Voldemort...

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Se passant quasi intégralement à Poudlard, cette deuxième partie du dernier film est une réussite absolue qui ne peut se voir si vous n'avez pas vu la première partie.Une oeuvre colossale, au final, que cette saga, aussi bien en livres qu'en films. C'est le meilleur roman de la saga, aussi puissant qu'émouvant, et ce doublé de films est, aussi, le sommet de la saga au cinéma. Un film franchement remarquable, à tous points de vue !

13 février 2011

Annonce importante

Message important : je n'écrirai plus aucun article sur ce blog ni sur le blog 'livres'. Et c'est définitif.

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23 janvier 2011

Pas la vie qu'il souhaitait

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SPOILERS...

Sorti en novembre dernier dans les salles, L'Homme Qui Voulait Vivre Sa Vie est l'adaptation du roman du même nom (en VO, The Big Picture) de Douglas Kennedy, à l'heure actuelle un des auteurs les plus à la mode et lus (un Américain). Le film, lui, est totalement français, et réalisé par Eric Lartigau (plus connu pour ses comédies, comme Prête-Moi Ta Main ou Un Ticket Pour L'Espace, que pour des films sérieux, comme ce film). Interprété par Romain Duris, Marina Foïs, Niels Arestrup, Eric Ruf, Branka Katic et Catherine Deneuve, le film sera encensé par Douglas Kennedy lui-même (qui apparaît furtivement dans une scène de gare, en caméo amical) comme une excellente adaptation de son roman.

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Le film est une excellente adaptation du best-seller de Kennedy (publié en 1997 aux USA, un an plus tard en France), malgré des différences obligatoires compte tenu de la nationalité du film : si le roman se passe d'abord à New York et sa banlieue (Connecticut) avant de filer vers le Montana, le film, lui, se passe d'abord à Paris et sa banlieue avant de se dérouler au Monténégro. Le personnage ne s'appelle plus Benjamin Bradford, mais Paul Exben. Sa femme ne s'appelle plus Beth, mais Sarah. Le patron de Paul n'est plus un homme, mais une femme. Etc... mis à part ces différences, rien à dire, le film adapte vraiment bien le roman.

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Paul Exben (Romain Duris), est un jeune avocat spécialisé dans les droits de succession, travaillant dans un cabinet assez réputé et côté de Paris, où il est en passe de devenir associé à 100%. En effet, il apprend qu'Anne (Catherine Deneuve), la principale associée dirigeant le cabinet, est malade, atteinte d'un cancer en phase terminale, elle n'en a plus pour longtemps à vivre, et lui demande de réfléchir pour récupérer ses parts. Mais Paul, gêné et atteint par cette terrible nouvelle, hésite. D'autant plus qu'en ce moment, ça va mal, chz lui : Sarah (Marina Foïs), sa femme, ne lui parle plus, se comporte froidement envers lui, sans raison apparente.

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Pourtant, chez Paul, tout devrait aller pour le mieux : belle maison dans une banlieue paisible de Paris, et cossue ; belle situation financière, bon boulot ; deux enfants (jeunes, l'un des deux est encore un bébé) qu'il aime. Paul, de plus, a toujours rêvé d'être photographe, et se paie le luxe d'avoir, chez lui, dans sa cave, du matériel de compétition, pour la photographie. Mais il ne comprend pas le comportement de Sarah, jusqu'à ce, qu'un jour, tout lui pète à la gueule : il comprend : Sarah a un amant, et cet amant, il le découvre rapidement, n'est autre que Grégoire Kremer (Eric Ruf), un photographe de profession travaillant épisodiquement pour des revues internationales, en free-lance.

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Se rendant chez Kremer pour des explications, il apprend donc, de sa bouche (celle de Kremer, car Sarah, elle, ne se doute pas qu'il sait pour Kremer et elle), la vérité. Fou de rage, ne se contrôlant pas, il assome Kremer avec une bouteille de vin, et Kremer s'effondre, mort, le goulot dans le cou, perdant son sang. Affolé, Paul cache le corps, et efface les indices. Il décide, aussi, de tout plaquer, afin de se refaire une vie, et organise sa propre mort, à bord de son voilier de plaisance. Il y fait disparaître le corps de Kremer, fait en sorte qu'on pense que c'est lui qui a péri en mer, et part sur les routes, avec une nouvelle identité, celle de la personne qu'il a tué par mégarde. Le crime parfait.

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Paul arrive au Monténégro, et décide de refaire sa vie là, en se lançant dans la photo. Il rencontre un Français expatrié, Bartholomé (Niels Arestrup), et une journaliste, Ivana (Branka Katic), qui, apprenant son statut de photographe et le talent qu'il a, décident de le lancer dans le métier. Mais Paul, lui, n'a pas du tout envie, et on le comprend, de devenir célèbre, même sous un autre nom, surtout sous un autre nom...

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A la fois drame et thriller (le roman de Kennedy est par moments plus drôle, mais reste assez tendu, niveau suspense), L'Homme Qui Voulait Vivre Sa Vie est une réussite incontestable portée par des acteurs remarquables. Le rôle semble avoir été écrit pour Romain Duris, vraiment extraordinaire dans un rôle quasiment sns paroles pendant une bonne partie (dès qu'il est au Monténégro) du film. Arestrup est à la fois cocasse et inquiétant, Marina Foïs est très convaincante, Eric Ruf et Catherine Deneuve ne jouent pas assez longtemps (surtout Deneuve) pour qu'on en dise la même chose, mais, franchement, ils sont très bons aussi.

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De la part d'un réalisateur tel que Lartigau (je l'avoue, dès que j'ai su que c'était Lartigau qui réalisait, j'ai un petit peu perdu espoir, mais j'ai été rassuré en voyant le film), c'est limite un miracle. La preuve que même après avoir signé des comédies telles que Mais Qui A Tué Pamela Rose ? ou Un Ticket Pour L'Espace, on peut faire un grand film plus sérieux et sobre. Avec de superbes paysages (le Monténégro), des acteurs épatants, et un sens du suspense de tous les instants. Une remarquable adaptation d'un roman remarquable. A voir absolument !   

01 janvier 2011

Bonne année !

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Bonne année 2011 à tous !

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29 décembre 2010

Conseil N°1 : à l'étranger, ne jamais pisser sur les statues...

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SPOILERS...

Ce film est con. Très, mais alors très con. Oui, mais voilà, je l'aime vraiment beaucoup. Ils Sont Fous Ces Sorciers ! est une comédie réalisée par Georges Lautner en 1978. Le film est interprété par Jean Lefèbvre, Henri Guybet, Renée Saint-Cyr (mère de Lautner), Julien Guiomar, Daniel Ceccaldi, Catherine Lachens, Michel Peyrelon et Jean-Jacques Moreau. C'est ce qu'on appelle vulgairement un gros nanar comique bien franchouillard comme le cinéma français nous en offrait dans les années 70 et 80. Le genre de film qui fait bien marrer, mais dont on sait pertinemment qu'il est aussi raté qu'un roman de Nathalie Rheims. Le film a été tourné, en partie, sur l'île Maurice (le début).

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Julien Picard (Jean Lefèbvre), modeste employé de bureau qui se fait marcher sur les pieds par tout le monde (sa femme - Catherine Lachens -, ses enfants, son patron - Julien Guiomar...), doit aller en Ecosse, en vacances. Mais son patron, Stumpf-Bachelier (Guiomar), au dermier moment (il est à l'aéroport d'Orly à ce moment), lui ordonne d'abandonner ses vacances pour se rendre, pour son boulot, afin de signer un contrat avec un certain La Pallière (Daniel Ceccaldi), à l'île Maurice. Mais Picard déteste le chaud, il lui faut du froid, pour sa santé, son bien-être. Mais ça, son boss n'en à rien à secouer !

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A Orly, dans la file d'attente pour l'enregistrement, Picard fait la connaissance d'Henri Berger (Henri Guybet), un homme heureux, car il a gagné un voyage pour l'île Maurice. Les deux hommes sympathisent, font le voyage ensemble. Ils font aussi la connaissance de Marie-Louise (Renée Saint-Cyr), une vieille dame connaissant bien les coutumes et croyances locales et qui va les coacher. Un soir, bourrés, les deux hommes pissent sur un totem représentant une divinité.

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Leur vie va basculer : dès le lendemain, comme maudits par ce sacrilège, ils vont se retrouver victimes de faits étranges, victimes de pouvoirs étonnants et vraiment handicapants (aucun reflet dans les miroirs, lévitation, transformations, dédoublements, visions...). La vengeance de la divinité, selon Marie-Louise, mise au courant de la situation. Mais les deux homems doivent retourner en France...avec leurs mauvais sorts qui leur collent au cul !

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Ah, qu'il est con, ce film ! Mais qu'est-ce qu'il est fendard, aussi ! La première partie (mauricienne) surtout, avec les premiers sorts dont sont victimes Lefèbvre et Guybet, est très réussie. Entre la scène de la pisse nocturne et arrosée et ses conséquences (à peine la dernière goutte tombée, on entend un rire étrange et un coup de tonnerre) et le lendemain, c'est très nanardeux, mais vraiment drôle ! Comme Lefèbvre se voyant en double (et son double, bien vicelard, fait plein de conneries, comme tripatouiller une secrétaire...) ou comme un tableau représentant un homme avec un bandeau sur l'oeil, et dont le bandeau change constamment d'oeil à chaque fois que Lefèbvre le regarde. Con, mais marrant !

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Mais le film est surtout mal foutu (réalisation classique, sans effets) et pas toujours bien interprété (ça va pour Lefèbvre, Guybet, Saint-Cyr et Guiomar, mais Lachens et Peyrelon, franchement...). Il s'essouffle pas mal dans sa dernière partie, et reste un gros nanar. Chose amusante et consternante en même temps, il existe en DVD (un éditeur méconnu et qui se consacre aux nanars, le genre de DVD qu'on trouve pour pas cher dans des solderies et braderies...suffit de voir la jaquette du DVD, c'est éloquent !). Pas cher, certes, mais on a pensé à sortir ce film en DVD alors qu'un film comme Jo de Jean Girault (avec Louis De Funès), largement plus réussi (mais n'ayant rien à voir mis à part que c'est une comédie) n'existe pas en DVD !

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Ils Sont Fous Ces Sorciers !, pour finir, est un nanar comique que j'aime bien regarder de temps en temps (quand il est rediffusé). Ca ne casse rien du tout, et quand je l'avais abordé sur le blog d'EelsOliver (critique ICI), je l'avais bien démonté. Je ne regrette pas ce démontage, mais avec le temps, j'ai fini par l'aimer, ce nanar pas prétentieux, mais pas génial (un nanar, quoi). J'adore la première partie, en fait !

"Sauvez-vous, imbéciles !"

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SPOILERS...

Réalisé en 1978, Le Seigneur Des Anneaux est la première adaptation de l'oeuvre magistrale de J.R.R. Tolkien. Bien souvent oubliée, car peu connue à la base, c'est un dessin animé réalisé par Ralph Bakshi (Fritz The Cat et le plus confidentiel - et totalement raté - Cool World), produit par Saul Zaentz, et qui, s'il obtiendra un beau petit succès commercial à sa sortie, sera assez éreinté par de mauvaises critiques et rapidement considéré comme un vrai bide. Il faut dire que ce dessin animé assez long (2h10, rarissime qu'un film d'animation dure aussi longtemps, c'est même le plus long que je connaisse avec Fantasia, qui dure 10 minutes de moins), s'il a des qualités, a aussi des tares.

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Le défaut le plus important de ce Seigneur Des Anneaux ne réside pas dans son animation pas toujours immense (mais qui a ses avantages, j'y reviendrai plus bas), ni dans son adaptation parfois légère de l'oeuvre foisonnante de Tolkien. Heu...en fait, si, le défaut le plus important réside dans l'adaptation ! Car ce dessin animé n'adapte pas tout le roman. Loin de là. Il s'arrête, pour tout dire, à la bataille du Gouffre de Helm, qui se situe à peu près au milieu du deuxième livre (Les Deux Tours) ! Bakshi voulait faire deux films, ce qui lui avait été autorisé de la part de ses producteurs (le film est sorti chez United Artists, qui coulera deux ans plus tard à cause du bide de La Porte Du Paradis de Cimino, et le DVD est chez Warner). Mais devant le succès d'estime et les mauvaises critiques du film, les producteurs diront non à la deuxième partie, et Le Seigneur Des Anneaux version Bakshi est donc inachevé pour cette raison.

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Bakshi, qui en garde un souvenir assez douloureux, a toujours dit qu'il aimerait en faire la suite, un jour, ne serait-ce que pour avoir, au moins, achevé le film (une deuxième partie officieuse sera faite pour une chaîne de TV américaine, par d'autres que Bakshi, histoire de finir le boulot, mais c'est resté tellement confidentiel que vous ne deviez sûrement pas le savoir avant de lire cette phrase, je me trompe ? Je l'ai, personnellement, appris il y à très peu de temps). Pire, pour Bakshi : à la base, le film devait s'appeler Le Seigneur Des Anneaux : Première Partie, et ça devait être indiqué sur l'affiche. Mais les producteurs, pensant que les gens n'iraient pas voir un film en sachant qu'il est incomplet, a rejeté l'idée de la précision Première Partie sur l'affiche et au générique. Bakshi pense que c'est en partie à cause de ça que le film a bidé : les gens, en allant le voir, pensaient que le roman était adapté en totalité, et, 2 heures après, ils sortaient décontenancés, déçus de la salle.

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Je ne pense pas, personnellement, que l'absence de précision sur le fait que ça ne soit que la première partie de l'adaptation soit pour beaucoup de chose dans le bide. Même si, c'est vrai, ça y a sûrement participé un peu. Mais la réaction du producteur Saul Zaentz concernant le fait que des gens n'auraient pas été voir le film en sachant qu'il est incomplet est fausse : voir le dernier Harry Potter, en deux parties, et dont la première partie, sortie dernièrement, marche assez fort. Ou, bien entendu, les adaptations faites par Jackson du Seigneur Des Anneaux. Ou Kill Bill de Tarantino, dont les deux volets ont bien marché en salles. Idem pour les deux Mesrine de Richet, et j'en passe. Le public aime être informé, et voir un film en sachant qu'il lui faudra attendre un peu pour en voir la suite (et fin) ne lui fait, généralement, pas peur (ça le frustre, des fois, mais c'est tout).

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Je ne reviendrai pas sur l'histoire, tout le monde ayant lu le livre ou vu les films de Jackson la connaît. Je vais parler de l'animation, avant de finir l'article. C'est un autre défaut du dessin animé, mais l'animation a aussi ses avantages, ici : elle est très réaliste, en ce qui concerne les mouvements des personnages, car Bakshi a d'abord tourné avec des acteurs avant de redessiner sur les bandes. Procédé alors inédit, coûteux, et dont le résultat varie entre l'atroce (des décors parfois criards, couleurs assez atroces) et le grandiose (mouvements superbement bien rendus, et quelques scènes, vraiment, magnifiques, comme des tableaux), comme la scène des Nazgùls dans l'auberge de Bree. Les visages, par contre, ne sont clairement pas le meilleur ici. Ca fait vraiment colonie de scouts en virée, en ce qui concerne les Hobbits et les humains (Aragorn fait très 'lutteur de foire'...).

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Et, pour finir, il y à le doublage VF, purement foiré, malgré la présence de pointures du genre comme Jean Topart ou Jacques Balutin (dans un petit rôle), ou Pierre Arditi faisant Legolas. Mais on rigole souvent malgré nous tant les dialogues sont anodins, les voix pourries. L'exemple le plus frappant réside dans la scène où Gandalf, affrontant le Balrog au pont de Khazad-Dum, tombe dans le gouffre avec le monstre, et, tout en tombant, dit aux autres Sauvez-vous, imbéciles ! Déjà, dans le texte, c'est Fuyez, pauvres fous !, qui est moins agressif, plus fataliste. Mais la manière de le dire est impayable : le imbéciles ! sonne vraiment comme s'il parlait à des demeurés !

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Sinon, pour finir, que dire, donc, au sujet de ce film d'animation ? Il est culte, on ne peut pas prétendre le contraire. Il est à voir absolument si vous aimez le roman de Tolkien, les films de Jackson, et l'heroic-fantasy en général. C'est une curiosité, un film assez bancal, mais, au final, plutôt sympathique et intéressant. C'est vraiment dommage que Bakshi n'ait pas pu l'achever, et le film reste donc un peu à part, car inachevé (quoi qu'on en dise, malgré qu'on sache comment il se finit, on ne peut s'empêcher d'être déçu à la fin). Mais, franchement, si vous avez lu des choses pas gentilles-gentilles, de ci de là, sur ce dessin animé, sachez qu'au final, il ne mérite pas tant de haine. C'est loin d'être grandiose, mais c'est aussi loin d'être raté ! C'est une curiosité. A voir, donc. Et généralement, le DVD n'est pas vendu très cher, alors...

28 décembre 2010

Un Disney à voir absolument ! Un de plus, donc !

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SPOILERS...

Sorti en 1947, Coquin De Printemps (Fun And Fancy Free, titre original) est une des productions que les Studios Disney ont faites dans les années 40 et qui regroupaient plusieurs segments animés, plusieurs moyens ou courts-métrages d'animation. Ces films d'animation, rarement considérés comme des classiques au même titre que Pinocchio ou La Belle Au Bois Dormant, ont été fait en partie pour renflouer les caisses de Disney, un peu en déficit dans les années 40 à cause de la guerre et du bide de Fantasia. Coquin De Printemps contient deux segments, et le deuxième est tellement connu qu'il sortira par la suite séparément en VHS : Mickey Et Le Haricot Magique, une petite demi-heure de bonheur. Le film, dans son intégralité, dure un peu moins de 70 minutes.

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Coquin De Printemps démarre par l'apparition de Jiminy Cricket, la fameuse conscience personnalisée de Pinocchio dans le dessin animé du même nom. Jiminy Cricket est dans un sous-bois (que l'on croit), et navigue sur une feuille, sur une mare, en utilisant son parapluie comme rame. En fait, il se trouve dans un vase rempli d'eau, qui se trouve dans une bibliothèque. Il sort du vase, et, par la force des choses (un chat l'agresse), il se retrouve dans une pièce attenante, une chambre d'enfant, avec un ours en peluche et une poupée, qui ne semblent pas avoir le moral. Alors, il leur raconte une histoire, celle de Bongo, Roi Du Cirque.

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C'est donc le premier segment. L'histoire de Bongo, un ours de cirque, qui rêve de vivre dans la forêt, en pleine liberté, avec d'autres ours sauvages. Il se trouve dans un train qui l'emmène vers un cirque, et il saute du train pour gagner la forêt. Mais la vie à la dure, à la sauvage, ne sera pas facile... Ce premier segment est une réussite, superbement bien dessinée, à la fois drôle et touchante. Mais le vrai coeur de Coquin De Printemps, je l'ai dit, réside dans son deuxième segment, Mickey Et Le Haricot Magique, qui survient après un intermède entre les deux histoires (Jiminy découvre, après avoir raconté l'histoire de Bongo, une lettre d'invitation à une fête dans la maison d'en face, qui est la demeure d'Edgar Bergen (un marionnettiste et acteur connu aux USA à l'époque).

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Le deuxième segment est raconté par Bergen à une jeune fille, Luana, et aux deux marionnettes animées par Bergen, Mortimer Snerd et Charlie McCarthy. C'est Mickey Et Le Haricot Magique, donc, qui se passe dans un pays merveilleux, une vallée chatoyante où une harpe magique chantante (le plus grand trésor de la vallée) fait que la vallée est prospère. Mais un géant vivant dans les nuages vole la harpe chantante, et la vallée sombre dans la misère, la sécheresse. Mickey, Donald et Dingo, trois fermiers, ne s'en sortent plus, n'ont plus rien à manger. Un jour, Mickey parvient à ramener un haricot qu'il dit être magique. Le haricot, par mégarde, tombe d'un trou du plancher, et, dans la nuit, va pousser, pousser, pousser, et emmener les trois héros et leur maison jusqu'en haut des nuages...où ils découvriront le château du géant Willie, et tenteront de sauver la harpe !

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DVD

Si le premier segment est magnifique, ce deuxième, lui, est cultissime et grandiose. On le voit de temps en temps à la TV, lors des émissions de fêtes (dernièrement sur M6, le 24 décembre), et il sortit en VHS séparément de Coquin De Printemps, autrefois (je possède cette VHS). Dans l'ensemble, c'est drôle, touchant, rempli de chansons qui ne sont pas toutes niaises et insupportables (une tare des productions Disney : les chansons sont souvent trop nombreuses, et parfois vraiment niaises), et l'animation est, surtout pour l'époque, franchement belle. Dans l'ensemble, ce Fun And Fancy Free est aussi méconnu, de nos jours (et encore, il y à plus méconnu encore : Mélodie Cocktail, par exemple) que réussi. Il existe en DVD. C'est à voir absolument !   

27 décembre 2010

Un film qui enfile des perles à rebours (désolé)

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SPOILERS...

D'abord, encore désolé pour ce titre d'article aussi débile que sans rapport avec le film (à part le jeu de mots crétin que je n'ai, en plus, pas inventé, loin s'en faut). Sinon, Pearl Harbor est un film réalisé en 2001 par Michael Bay (ne criez pas !), interprété par Ben Affleck, Josh Hartnett et Kate Beckinsale (j'ai dit : ne criez pas, putain ! Retenez-vous, les mecs !), et avec aussi Tom Sizemore, Jon Voight, Dan Aykroyd, Alec Baldwin, William Lee Scott, Jaime King, Cuba Gooding Jr, Scott Wilson, Peter Firth, Mako, Colm Feore, Ewen Bremner, Jennifer Garner, Tony Curran et Cary-Hiroyuki Tagawa.

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Le film est long (3 heures) et construit sur le même principe que le Titanic de James Cameron : pour une heure et demie d'action, on a droit, auparavant, à presque autant (un peu moins, en fait) de romance assez longuette, pour ne pas dire chiante. Pearl Harbor est, techniquement, un film bluffant, les effets spéciaux sont grandioses, les scènes d'action en jettent, notamment l'attaque japonaise sur Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, LA scène du film évidemment. Mais avant de voir cette scène (un peu avant la moitié du film), il faut se fader un peu plus d'une heure de rrrrrrrrrr....ffffffffllllll.....RRRRRRRRRR.....FFFFFFFLLLLLLL.....

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1941. Deux jeunes pilotes américains très doués et zélés, Rafe McCawley (Ben Affleck) et Danny Walker (Josh Hartnett), amis d'enfance, ayant la passion pour l'aviation depuis leur enfance, entrent dans la Navy, tous deux. Rafe tombe amoureux d'Evelyn (Kate Beckinsale), jeune infirmière, lors de son test pour entrer dans l'aviation. Leur idylle sera courte, car Rafe part directement au front, en Angleterre. Evely et Danny, eux, se font muter à Hawaï. Evelyn apprendra, quelques mois plus tard, que l'avion de Rafe a été abattu en mission. Totalement minée par cette nouvelle, elle se rapproche alors de Danny...

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Evelyn tombe enceinte de Danny, et le jour où elle apprend sa grossesse, Rafe revient, bien vivant, et bien décidé à règler ses comptes avec Danny une fois au courant de leur liaison (et de la grossesse d'Evelyn). Mais, alors que la situation entre les deux amis est vraiment critique, survient l'attaque surprise japonaise sur Pearl Harbor, 7 décembre. Et, oubliant un temps leurs soucis privés, les deux aviateurs rejoignent les rangs pour la riposte américaine, qui ne saurait tarder...Ca va chier pour les nippons !

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Rempli de patriotisme éreintant (jusqu'au président américain de l'époque, Franklin D. Roosevelt - joué par Jon Voight - qui, paralysé par la polio, va jusqu'à se lever, histoire de dire si moi, je peux le faire, putain, vous pouvez aussi le faire, faites des miracles pour sauver votre nation ! - une scène ridicule, voir cet homme paralysé des jambes se lever par la force des bras sur sa canne est d'un grotesque...), Pearl Harbor est un film qui est certes grandiose d'un strict point de vue de divertissement explosif (on en prend plein la gueule, une claque visuelle), qui possède, certes, une bande-son remarquable (signée Hans Zimmer, spécialiste en musique bien claquante), mais est aussi très chiant par moments, et pas toujours bien interprété.

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Autant le dire, cette histoire de romance triangulaire (Evelyn aime les deux amis, qui se fritent à cause d'elle, que c'est d'une originalité folle...), on s'en contrefout la couenne. Nous, si on regarde un film comme Pearl Harbor, c'est pour voir de l'action. Ou une reconstitution historique. Tora ! Tora ! Tora !, film de 1970 à moitié signé Richard Fleischer, offrait les deux : une scène d'attaque immense en final, et une reconstitution implacable, quasi documentaire. Le film de Bay, lui, se la joue Titanic version seconde guerre mondiale. De la pellicule gâchée, sauf pour la dernière heure et demie. En plus, Affleck et Hartnett ne sont pas terribles, leurs gueules d'anges bien coiffées ne suffisent pas à faire exister leurs personnages, aussi creux que des Maltesers. Ne parlons pas de Kate Beckinsale, merci.

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Alors, au final, que dire de Pearl Harbor ? J'aime ses scènes d'action. Pas le reste. Je revois le film de temps en temps, mais quand même peu souvent (une fois par an, environ), et uniquement pour le crac boum kapow pan pan de la scène d'attaque et des scènes de riposte. Mais sinon, qu'attendre d'autre de la part de Bay, de Bruckheimer, qu'un film de guerre se concentrant limite plus sur une romance à deux balles quarante-sept que sur la guerre proprement dite ? Belle reconstitution de l'époque, beaux costumes, beaux zavions, belle musique, beaux décors, scènes d'action immenses, mais quel ennui !

26 décembre 2010

"Si Benjamin était le nom d'un médicament, ça serait un suppositoire..."

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SPOILERS...

Réalisé par Penelope Spheeris en 1992, Wayne's World est ce qu'on peut appeler, sans trop se tromper, une comédie culte. Ce fut un de mes films préférés quand j'avais 13-14 ans (je l'ai découvert à sa sortie VHS, environ un an après sa sortie). Bon Dieu, j'adorais même le deuxième opus, Wayne's World 2, pourtant minable, et datant de 1994 (je ne l'aborderai pas ici, ce deuxième volet) ! Le film est interprété par Mike Myers, pas encore connu (il jouera Austin Powers par la suite), Dana Carvey, Tia Carrere, Rob Lowe, Brian Doyle-Murray, Lara Flynn-Boyle et Michael DeLuise.

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Le film trait de deux adolescents attardés (ils ont une vingtaine d'années) vivant dans une banlieue assez anodine de Chicago, dans l'Illinois, à Aurora précisément : Wayne Campbell (Mike Myers) et Garth Algar (Dana Carvey). Tous deux adorent le rock, précisément le hard-rock, portent des cheveux aussi longs que leurs idées sont courtes (merci Johnny Hallyday pour cette formule efficace !), cheveux noirs pour Wayne et blonds (avec lunettes) pour Garth. Wayne est clairement le meneur des deux amis. Ils animent, depuis la cave des parents de Wayne, ils animent une émission de TV pirate, "Wayne's World", un petit délire hard-rock et tout con.

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Un soir, alors qu'il zappe, Benjamin Kane (Rob Lowe), producteur d'une chaîne de TV locale et dont l'ambition est énorme, tombe sur "Wayne's World". Il décide de les engager, même si ce contrat va surtout lui servir à promouvoir les intérêts de Noah Vanderhoff (Brian Doyle-Murray), un propriétaire de bornes d'arcade (jeux vidéos). Alors que son émission passe au mode professionnel (perdant ainsi énormément du charme qu'elle avait quand elle était faite avec des moyens amateurs), Wayne rencontre Cassandra Wong (Tia Carrere), chanteuse et bassiste d'un groupe de hard-rock, dont il tombe amoureux. Mais Kane aussi a des vues sur elle...

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Basé sur des sketches de l'émission culte Saturday Night Live (Myers et Carvey en sont issus), Wayne's World est plutôt mal réalisé, et pas toujours très bien interprété. Mais, niveau délire, on est en face d'un grand cru, 90 minutes de pur bonheur givré, avec une bande-son inoubliable (Queen, Jimi Hendrix, Alice Cooper - qui apparait dans son propre rôle par ailleurs -, Black Sabbath, Red Hot Chili Peppers, Eric Clapton, Soundgarden, Rhino Bucket, Cinderella...) et un doublage VF cultissime (Alain Chabat et Dominique Farrugia ont écrit les dialogues VF, mais n'ont pas doublé le film). Mike Myers et Dana Carvey sont impayables en crétins des Alpes fans de hard.

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Dialogues irrésistibles, comme celui que j'ai choisi pour titrer l'article, ou comme Elle m'a gaulé les yeux ! ; Elle sera mienne ! Oh oui, un jour, elle sera mienne ! (à propos d'une guitare que Wayne veut se payer, mais pas de blé) ; Mégateuf ! ; Tu ne veux pas ouvrir ton paquet ? - Si c'est une panoplie, j'vais chier sur la moquette... ; ou bien encore, pour finir : Le Sphincter a dit quoi ? - Euh... Quoi ? - Oui, c'est bien ce que j'ai dit !... Des dialogues qui, à part du film, ne sont pas forcément immenses, mais dans l'ensemble, c'est ultra jouissif (Fais attention, Wayne, ou tu risqueras de me perdre !  -Mais je t'ai perdue il y à deux mois, Stacy ! On n'est plus ensemble ! Tu n'as donc pas lu les journaux ?). Et, dans l'ensemble, cette comédie pour teenagers est franchement amusante, bien que limitée (scénario convenu, réalisation inexistante, acteurs pas toujours très bons). Pas sûr que j'ai envie de le revoir pour le moment, en revanche (je l'ai trop vu) !   

Posté par ClashDoherty à 13:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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